20/05/2012
Et maintenant, que vais-je faire ?...
"Je désire être enseveli avec ma blouse de paysan
du bocage. Fraternellement par-dessus les barrières
sociales, villageoiseries marrantes et idéologies
marron( ) qui cassera sa pipe le regard détourné des
écoles farfelues."
L'épitaphe de Gaston Chaissac mort le 7 Novembre
1964 à l'âge de 54 ans.
Après une vie en apnée profonde dans l'art.
Dessins, peintures, sculptures, écritures.
Misérablement.
Qui l'obligeait à la récup' pour travailler.
Bouts de papier, de carton, de rognures de cuir, et
aussi d'épluchures, de bouts d'bois, de cailloux...
Huiles, gouaches, encre de chine, porte-plume...
Dans un appentis atelier, au cœur de cambrousses
"bocagières".
Des croquants rigolards.
Un artiste...
Abusé.
Copié, dénoncé, rejeté.
Crevé.
Un sublime exemple de probité artistique.
D'opiniâtreté.
Qui n'a jamais rien lâché.
Et que la Camarde a effacé n'en pouvant plus d'épar-
gner cet épouvantail en bleu de chauffe, gapette et
sabots.
Que la société policée a ignoré jusqu'à la fermeture
de son sarcophage.
Et qu'aujourd'hui elle reconnaît.
Un peu tard, toujours trop tard.
Faut suivre...

Gaston Chaissac en 1952
photographié par Robert Doisneau
© Musée de l'Abbaye Sainte Croix
Les Sables d'Olonne
08:32 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chaissac, mort, vie, paysans, bocage...
19/05/2012
Et maintenant, que vais-je faire ?...
"François Hollande est l'homme d'un clan..."
Pétarade l'ineffable Coppé en arguant de la
conduite du nouveau Président lors de la
passation de pouvoirs avec l'ex.
Pour n'avoir pas fait le panégyrique du sortant,
de ne pas l'avoir raccompagné à sa caisse...
Vous saisissez l'importance de portée univer-
selle de c't'histoire de cons.
Et le p'tit Badinguet n'est pas l'homme d'un
clan, lui ?
Ou d'une clique, au choix.
Ou d'une bande.
Ou...
À l'énoncé du Coppé, une hécatombe de mou-
ches, foudroyées de rire.
Et ce n'est qu'un début pour ce dentier politoc.
Avec, à l'horizon, les érections pestilentielles
de 2017.
Sarkozy, Hollande ... Coppé.
Préparez vous camarades, camarades à des
blablas de c'tonneau du secrétaire général de
l'actuelle UMP.
Durant les cinq longues années avant le pro-
cain concours de beauté des prétendants au
trône républicain.
Qui ne vont pas donner au discours politique
plus de hauteur que celle à laquelle nous
sommes habitués depuis...
Faut suivre...
08:15 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Élysée, sarkozy, hollande, coppé élections...
18/05/2012
Et maintenant, que vais-je faire ?...
Rosa Bonheur-Buren...
Ouaip.
Que j'me pose la question en mes intérieurs
patafiolés, de l'émotion, que le travail de ces
deux praticiens peut provoquer.
Au moins pour une œuvre de la Rosa.
"Le Labourage Nivernais".
Visib' à Orsay.
Et pour l'Buren, sa dernière expo au Grand
Palais et ses ombrelles colorées...
M'enfin !
Et alors j'te l'donne Émile, je tombe litté-
ralement dans les bras potelés de la Bon-
heur.
La puissance de l'attelage de bœufs tirant
la charrue, le travail pictural magnifique
sur la glèbe fraîchement retournée, l'espa-
ce, le ciel, une ode au labourage et pâtura-
ge, les deux mamelles de la Franceeeeuuu.
Woui, c't'ainsi.
Je faiblis devant cette immensité paysanne.
Mais pas sous la lumière glacée, imperson-
nelle de l'installation pléthorique du Buren
de service.
Chouchou du ministère de la culture.
Salut Frédo, tu t'esbignes sur une note foi-
reuse.
Sauf que l'a bio de la Rosa est moins bril-
lante que son œuvre.
Groupie de Badinguet et de sa meuf Eugénie.
Pas un curriculum très enthousiasmant.
Et surtout et quand-même, peintre officiel
du pouvoir, comme Buren.
Rien et surtout personne n'est parfait
Faut suivre...

"Le Labourage Nivernais".

Excentrique(s)
07:45 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rosa bonheur, buren, orsay, le grand palais, frédéric mitterrand
17/05/2012
Et maintenant, que vais-je faire ?...
Le château de BY !
L'atelier de Rosa Bonheur !
La vache !
Une balade hier.
Pépère sur la route des vacances.
National 6...
Fontainebleau et ce p'tit bled paumé dans une
boucle de la Seine, Thomery.
Un patelin qui sort du néant où la peintre anima-
lière a posé sa palette en 1859.
Dans un atelier construit au dessus des com-
muns du château de By et que l'on visite aujour-
d'hui.
Resté dans son jus.
Émouvant.
Pas d'œuvres majeurs de l'artistes, celles-ci
s'accrochant aux cimaises de tous les musées
de la planète.
Mais quelques toiles au stade de l'esquisse.
Des dessins.
Et tout un petit monde de bibelots, palettes, le
menu peuple des outils de l'artiste.
Des animaux empaillés, des bustes de chevaux
grandeur nature.
Dans un décors façon renaissance avec bois
sculptés polychromes, volutes et colonnettes
graciles.
Sortis de la tronche d'un élève de Violet-Leduc...
Qui a dessiné les plans de cet atelier d'artiste.
Qui abrite aussi une ruche dans ses combles et
des nids d'hirondelles sous l'auvent de son toit.
Qui lavent la cervelle des miasmes de la politique
en toc et des blablas journalistiques sur la cons-
titution de la bande de glands qui croient pouvoir
nous gouverner.
D'main.
Faut suivre...

08:27 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rosa bonheur, école de barbizon, fontainebleau
16/05/2012
Et maintenant, que vais-je faire ?...
" le Président de la République, c'est le père de la Nation."
...Mais nous ne sommes pas en monarchie...
Plop.
Le même qui enfile ces perles.
L'ancien secrétaire général de l'Élysée lorsque Chichi
se la coulait douce rue du faubourg Saint-Honoré.
Heu...
Perso, j'n'en veux pas d'ce père putatif.
Pas plus de lui que de tout autre politique en toc qui
l'a précédé ou qui lui succèdera.
Na !
Et faut regarder la téloche, les infos, pour comprendre
le cirque des cérémonies qui se ramènent leur tronche
pas fraîche pour nous enfoncer dans la caboche l'im-
portance du résultat de ces érections pestilentielles.
On s'en gave des tonnes.
Un dépôt d'fleurs au pied d'la statue du couple Joliot-
Curie.
Une référence à Jules Ferry famine, un des bourreaux
de la Commune de Paris...
Faut l'faire quand on est socialo pur beurre.
Je n'vais pas, là encore, t'infliger un catalogue des pé-
tarades du nouveau squatter de L'Élysée.
T'en as pour cinq longues années où jour après jour,
les médias vont en faire des tonnes pour te persuader
de l'importance universelle du résultat d'ces érections
pestilentielles.
Alors courage, camarade, camarade, fuyons !
Faut suivre...

"Dès que tout le monde sera là, vous m'apporterez les journaux révolutionnaires"
07:29 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cérémonie, président, hollande, élysée...