27/08/2011

La débine.

Qui toque à la porte de l'atelier.
Discrète.
Puis qui entre et ne veut plus
décarrer.
Alle est là, alle squatte.
Pas de répit, d'éclaircie, d'espoir
que cette pouffe se casse, aille
voir ailleurs si j'y suis.
Que nenni.
Elle s'accroche à moi tel un mor-
bac sur une paire de burnes.
Les miennes.
Tu entends, tu lis, tu vois, tous les
foutus jours de la s'maine, du mois,
d'l'année, la misère qui écrabouil-
le le voisin, la voisine, la rue, l'pays,
l'Europe, l'monde.
Et tu t'dis que fatalement ton tour
va se pointer.
Et quand il le fait, t'es tout con.
D'vant c'te grosse tâche de tour.
Plus une thune !
Et quand j'dis une telle énormité
je dois me pincer pour y croire.
Ça arrive !
Ça m'arrive.
Mon mécène préféré se gave un
redressement fiscal de quelques
centaines de milliers d'Euros.
Donc, sa trésorerie fait la gueule
et reste sourdingue à mes appels
à la manche.
Je peux comprendre...
Mon ex galeriste, un Anglais pure
souche exilé volontaire et par un
amour au long cours, en Irlande,
semble aussi, aux abonnés qu'on
dit absents.
Un autre "sponsor" fait dans le gen-
re muet...
Que je tape même pas, mais à qui
j'demande un peu de taf à façon.
Y s'en tape et me répond pas.
Alors chuis dans l'noir complet.
J'viens de cramer mes dernières
thunes pour la bouffe de mon vio-
que Loup qui pue qui pète.
J'ai encore quelques paquets de
pâtes, des lentilles, des pois cas-
sés.
Pis tchao !
J'm'en vais r'joind' la longue, lon-
gue cohorte des crevés.
P'têt' paumer mon atelier, mes
clous ventilés aux quat' vents d'la
dèche.
Ça s'est vu ici, des rapins en fin
d'course, éjectés d'leur soupente,
tout leur petit fourbis de barbouil-
leur balancé su' ltrottoir par les ar-
chers du roi pognon.
Huissiers, commissaires de police
et argouzins zélés.
C'que m'a raconté, souvent, mon
pote Pierre qu'est un peu la mé-
moire de c'te cité de rapinos.
Puf.
Donc j'en suis d'la canaille qu'on
balance dans la gueule du trimard.
Qu'a un appétit féroce d'ogre.
Qui bouffe ses chiards dans le p'tit
Poucet.
M'enfin que j'me dis en mes inté-
rieurs calamiteux, je fais mainte-
nant partie d'une autre bande de
cons.
Pas pire que celle que je viens de
quitter, forcé par mon karma.
Qu'à les guibolles qui flageolent.
La rate qui s'dilate et le foi qu'est
pas droit.
J'avais pas de thunes.
J'en ai plus.
Mais faut dire que la barbouille
fait pas recette à c't'heure.
La crise.
Qu'y disent.
C'est-à-dire la merde que les aven-
tures à la con des banquiers à la
con ont foutu dans le système éco-
nomique international à la con.
Des milliers de milliards que les
états à la con on refilé à ces fou-
tus cons de spéculateurs à la con.
C'est con.
Et nous payons, nous les pauv's
cons, les saloperies de conneries
des riches cons.
Une histoire de cons.
Cons !
Heu...
Une réflexion, d'une portée philo-
sophique inouïe !...
Non !
Ah bon !
Tant pis si ce petit texte ne marque
pas une étape importante de l'his-
toire humaine contemporaine.
J'ai poussé mon couinement.

Ça fait tout connement du bien.
Merci mon blog !
Et j'emmerde le destin !
Alors je peins comme jamais !
Plus chuis dans l'purin, plus j'peins.
Une façon de faire la nique à la
débine.
Qui me trace depuis...
Mais chuis pas l'seul su' l'tapin.
Nous sommes des légions d'rapins.
Le fumier ou l'compost, au choix, su'
lesquels pousseront les génies de
d'main.
Il en faut du purotin pour faire éclore
l'art qui va s'ramener.
Quand çui qu'est en train d'la glisser
aura définitivement cessé d'nous
faire damner.
Chier.
Hein mes camarluches ?!

la débine, rapin, misère, thune, europe, monde


Les crevards du barbouillage, les
enfumés du pictural, les déglingués
d'la pochade et d'l'accrochage...
Ousqu'alles sont les cimaises de la
gloire ?
Encore loin devant.
Trop loin devant ?
Quien sabe.

(propos recueillis tous chauds à la
sortie de la gueule béante d'un ra-
pin en mal de confidences mitées.)

10/03/2011

Ma blonde *

C't'une Gigolette.
Une gambilleuse
ed d'musette.
Ma p'tite.
D'la malice qui
pétille su' l'eau
d'ses yeux.
Bleus.
D'la folie dans sa
toison.
De boucles.
Surgeons.
Jaillissement.
Floraison.
Qui s'font eun' teuf
su' son front.
Comme un Bedon
d'nourisson.
D'sa p'tit' bouille
d'gamine ed Paris.
Rouleuse de trottoir.
Michtoneuse de
pantes.
À la Bastoche.
Su' l'Richard Lenoir.
Une gorge brindille.
Une nuque fragile.
Où des p'tits ch'veux
follets s'tortillent.
Et son torse mes
camarluche !
Sa poitrine mutine.
A'ec des tétons
qui r'lèvent la tête.
Sa taille ed guêpe.
Sa cambrure...
Qui agace la rondeur
d'ses miches.
Un fête.
Deux mamelons
arrogants.
Qui gambillent à
chaque pas.
Ma Môme à moi.
Que j'la respire.
Que j'men remplis les
éponges.
Et la tronche.
Que j'en tremb' com'
un qu'a les foies
blancs.
Qui n'monte pas au
renaud.
Qu'a peur des képis
d'la morale.
D'ces borgeois qui font
les lois.
Rien que pour crever
l'amour.
Qu'me r'file eun' gigo-
lette, une grisette du
faubourg.
Gratos.
Pou' l'plaisir d'nous
sentir.
Comme le p'tit Jésus
qu'on dit.
Qui pagnotait su' eun'
botte ed paille.
Mais qu'avait tant d'a-
mour dans ses brailles.
Que même la racaille
des corbeaux roucou-
lait façon colombes
d'la paix.
C'est comme ça qu'on
est.
Ma Gigolette et moi.
Des crevés d'l'amour.

* Ma chérie, en Cana-
dien d'la belle Province.

gigolette, blonde, paris, richard le noir

02/03/2011

Le complot Islamiste ...

Qui en rappelle un autre qui a fait florès
dans les années d'avant le dernier
massacre mondiale et pendant celui-ci.
Le complot Juif ...
Et qui sont, tous les deux, les fonds de
tiroirs des Frontistes du Celte Borgne
et maintenant de la poupée Barbie qui
lui succède à la tête de sa bande de
zouaves et, depuis quelques temps,
ceux de la droite classique et, mes ca-
marluches, de certains groupes "d'ex-
trême gauche", ardents défenseurs de
la Laïcité.
Au nom de quoi, de qui, on n'sait pas,
les plus monstrueuses conneries sont
exprimées.
Qui comparent des gamines voilées,
traitées accessoirement de Fantômas,
de Belphégor et autres sobriquets de
bon goût, à des petites soldates de l'Is-
lam.
Qui feraient partie d'une offensive struc-
turée et programmée pour imposer la
"loi Islamique" à la patrie des droits de
l'homme ...et d'la femme et des enfants
et ...
La vache de tremblote qui nous s'coue
les g'noux. On cauchemardise.
Puis de là, on glisse tout doucement
vers l'arabe de service.
La peur de l'arabe de service.
Que le p'tit chef à talonnettes qui squat-
te l'Élysée à élevée au rang de préoccu-
pation nationale.
Qui flatte le cul du raciste béotien de
base
Et semble terroriser les zozos foies
blancs de Riposte laïque.
Dont deux éminents représentants, qu'il
est inutile de présenter, un mec et une
meuf, se font l'écho dans un livre :
- Les dessous du voile - 1989-2009,
vingt ans d'offensive islamiste.
Qu'il n'est pas non plus indispensable
d'acheter.
Si on n'veut pas régresser.
Surtout pas à la Librairie Publico.
Le terreau est fertile, d'un pays de vingt
millions de pauv's cons qui jonglent avec
les factures impayées, d'électricité, de
gaz, de téléphone et de loyer.
Et les avis d'expulsions d'huissiers.
V'la l'printemps, bonjour, bonjour les hiron-
delles ! ...
Faut un bouc émissaire comme on dit
dans nos campagnes reculées.
Mais le drame, car s'en est un, est que des
soit-disants meufs ou mecs de gauche,
se fassent les chantres de l'hallali.
Sus aux bronzés qui prient dans les rues,
qui veulent ériger des mosquées, qui
préfèrent des tenues vestimentaires enve-
loppantes plutôt que les mini-jupes ...
Pour lesquelles, perso, j'ai comme une
grosse faiblesse.
J'en connais une rouge coquelicot portée
par une grisette ...
La liste est infinie des cancans fachos-
racistes à la con !
L'occident est en danger !
Faisons de nos corps blancs un rempart
contre cette putain d'offensive, de complot
qui vise à voiler nos filles et nos compagnes !
À nous obliger à picoler de l'eau plate, ne
plus bouffer de choucroute garnie et de
nous aplatir dans la rue, le prose en l'air,
pour prier l'Barbu.
Buvons, buvons, qu'un rouge impur, abreuve
nos sillons, tas d'pochtrons i

 

Riposte Laïque

Equivalent des mouvements néo-conserva-
teurs US, recycle, sous couvert de laïcité,
le discours de « choc des civilisations » et
de « guerre contre l’Islam.
Ils ont été les premiers à lancer la polémique
sur les « prières de rue des
musulmans ». Et leurs« assises contre l’isla-
misation de la France », a dépassé un palier
dans l’islamophobie et l’incitation à la haine …


complot, islam, riposte laïque, racisme,

 

06/02/2011

Pikékou.

Alle pique et alle coud.
Des bouts d'tissus de toutes les couleurs.
De toutes les textures.
De récup'.
Alle fait l'écolo aussi dans c't'histoire de cou-
sette.
Comme pour sa bectance.
On n'jette pas chez elle m'sieur, on n'jette pas,
on r'cyc'.
On transforme des chiffes en foulards, en mi-
taines, en pochettes, en réticules, tout un bazar
de poupée sans âge.
Pis alle se vend à la Bastoche dans l'fief d'la
Nini ed d'peau d'chien qu'était blanche et gras-
se comme un nid, du temps ousque les mecs
à la r'dresse f'saient marner les marmites su'
l'Richard le Noir.
Et on l'aimait bien la Nini à la Bastille.
Comme la Pikékou.
Qui joue ent' deux passées d'chalands "Sur le
banc", un remake d'une vioque émission ed
radio Paris a'ec en vedettes Raymond Souplex
et Jeanne Sourza dans les rôles de Carmen et
la Hurlette.
Alle fabrique son cinoche a'ec le Constant, un
qu'a pas les foies blancs.
Une poilade.
Qui fait jacter ses peintures su' c'marché en ri-
golade.
Un fine équipe.
Un duo ed couleurs.
Des accrocs du Recyclab'.
L'une dans l'chiffon, l'aut' dans l'support à peind'.
Des vieilleries qui zonent su' l'trottoir ed Pantru-
che, les jours d'encombrants.
Qui sont les décharges des bobos.
Mouais.
Alors, si vous avez un coup d'blues les camarlu-
ches, faut vous enfiler, l'Génie dans l'dos, l'bou'-
vard Richard el Noir.
Le Sam'di.
À toutes les saisons du calendrier.
Qui pleuve, qui neige, qui vente !
Dans les pires coups d'torchon, y'a toujours quel-
ques bravaches qui assurent.
Pour vous laver les yeux de toutes les saletés
de c'te ville en perdition.
Et, dans c' brouillard un p'tit coin d'paradis.
La baraque d'la Nini Pikékou et sa p'tite musique.
A'ec ses notes de couleurs qui font la causette.
Ses formes qui s'la jouent pas.
Et moué, j'l'aime !

 

carmen et le hurlette429.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

30/01/2011

Alerte, Mitterand se ramène le prose !

Not' Mélanchon qui êtes aux cieux.

Prier pour nous pauv's pêcheurs !
Qui n'croyons pas, du tout, à vot' sacrifice.
Nan !
Vous n'aurez pas les stigmates du rouquin.
Jamais !
Certes, vous causez bien dans tous les postes
ed d'radio ed télé.
Une logorrhée intarrissab'.
Sur tous les sujets.
La seule petite, mais alors toute petite, qualité
que l'on peut, dans un moment d'égarement vous
reconnaître, votre hire à l'endroit du cirque média-
tique.
Qui fait et défait l'opinion.
Qui intoxique le p'tit peup', qui l'endort.
Pour le plus grand profit des politiques en toc.
En nous forçant à croire qu'ils sont importants.
Pour faire simp'.
À part, après des débuts pouffants chez les trotskars,
et trente ans à la colle du PS, admirateur du Mythe
errant, hu ! hu ! qu'alle est bonne celle-là, vous osez
nous balancer un programme révolutionnaire dans les
ratiches.
Su' l'papier, c'est beau comme du Verlaine.
On est tenté de s'laisser bercer par vot' voix d'char-
meur de serpents.
Pis on se s'coue, on s'frotte les yeux et l'érection se
tire ailleurs.
Hu ! hu ! qu'alle est bonne !
On retrouve not' état végétatif. autant que dubitatif.
On baille aux corneilles.
Décidément, je les enfile.
Allez vous faire fout' Mélanchons !
Par les torchons et les serviettes !
Vous êtes un politicien et vous accrochez les mêmes
appats que vos copains, Socialos, UMPistes, Frontistes,
Cocos, et autres micro-partis révolutionnaires à l'eau
de boudin pour nous ferrer la gueule.
Ouille !
Ça peut faire mal.
Messe on a la capacité de se dé-cramponner d'vos ha-
meçons d'pacotille.
Suffit de r'garder en arrière, de relire vot' histoire, vos
Histoires.
Bande d'infoutus hâbleur et bateleurs de foire au cochon !
Qui s'en dédit.

mitterrand, cochon, boudin, politicien,