30/11/2009
La bouseuse.
Qu'alle est des tréfonds d'une
cambrousse ousque la bouse
n'fait pas tapisserie.
Et où les trous de balles des
ruminants locaux ne font pas
dans la rétention d'caca."
Alors alle fait la tournée des po-
potes pour se ramener d'la ma-
tière première à trifouiller.
Car alle sculpte !
Ouaip, comme j'le dis.
Mais c'qu'il faut qu'j'ajoute,
pour pas faire l'hermétique,
c't'avec le brun des vaches
que c'te meuf fait son p'tit
business d'artisss...
En prem', elle fabrique des
vacheries.
Des p'tites, des grosses, des
assises, des couchées, su' l'vent'
su' l'dos des à genoux, hibou,
caillou, chou, enfin dans toutes
les postures imaginables ou
pas d'une sorte de kâmasûtra
animalier..
Pis des autres bestioles, pis
aussi des humains.
Et pour ces derniers, les associer
dans leur représentation à de
l'excrément animal ne manque pas
de "saveur"...
Surtout d'une des plus communes, des
plus humbles, des plus utilisées aussi.
Pour son lait, sa viande, ses veaux,
sa peau...
Et la publicité d'une crème de fromage
qui rit...
Un paisible ruminant qui ne semble
pas vraiment inspirer l'artiste lambda.
Sauf pour le débiter et l'exposer
comme une œuvre d'art...
Un des pas de l'oie de Damien
Hirst...Qui doit sa célébrité chez les
gros friqués blasés à ce genre
de facétie macabre.
Mais pas d'ça Lisette dans le taf de
not' bouseuse préférée.
Alle aime les bêtes qu'alle modèle.
A'ec les déjections bovines.
Et cela peut se ressentir.
Pis, alle ne surf pas sur la vague
de l'art singulier ou brut.
Que nenni.
Sa facture est classique.
Un travail d'épure.
Délicat, en harmonie avec la
finesse de la texture de son
matériau naturel.
La bouuuuuse !
Pis elle produit tout un discours
Sur la qualité du produit.
Qui varie en couleur suivant les
parcours herbeux, p't'êt' les saisons
et le système digestif des vaches.
La vache !
M'enfin, c't'une belle rencont'.
Une jeune artisss qui s'prend pas
la tronche et qui fait.
Qui rit, qui cause, qui installe dans
son périmètre quelque chose qui
donne de la joie d'vivre.
Pareille que son travail.
Que les parigots têtes de veaux
peuvent se gaver chaque fin de
semaine à la Bastoche le Sam'di
et à Montparnasse le Dimanche.
Pour ses congénères bouseux ou
provinciaux, y'a son site que j'vous
communique vach'té généreusement
à la fin d'ce pensum rural.
J'tez y un œil.
Ou les deux pour êt' plus sûr de
tout comprend'.
Meuuuuuh.
http://www.carolosculpture.fr

13:46 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : bouse, ruminant, cambrousse, bouseux, sculpture
26/11/2009
L'Infante aux pieds nus.
Et si je connais, moi, une fleur unique au monde,
qui n'existe nulle part, sauf dans ma planète,
et qu'un petit mouton peut anéantir d'un seul coup,
comme ça, un matin, sans se rendre compte de
ce qu'il fait, ce n'est pas important ça !
Antoine de Saint-Exupéry.
Non, j'vais pas te gaver
a'ec un pouême
nazebroque.
Un truc dégoulinant,
du loukoum moisit,
de la glande lacrymale
qui fait la r'tape.
Juste te causer d'une
p'tite môme aux pieds
nus.
Qui r'fusait d'se saboter
les arpions.
D'ces grosses galoches
qui écrasent le peton
délicat d'Ninie.
Non, alle n'est pas blanche
et grasse comme un nid et
pourtant.
Malgré, alle pourrait y r'sembler
à la frangine chantée par Bruant.
Sauf qu'alle fait dans l'verbe
plutôt que l'trottoir.
C'pas une marmite.
Mais alle gazouille, alle
gazouille.
Un Rossignol qui marque
son territoire en sifflant.
Des histoires qui r'semb'
à des embrouilles d'artistes.
Qui maquillent des images
anciennes pour en faire des
neuves.
D'la magie.
Sans paillettes.
Juste des notes ed musique.
Des ré, mi, fa, sol, la, si, do
qui s'égrainent au vent
d'l'histouère de l'art.
Et qui nous enchantent.
Des Milles et une nuits sans
Camarde au bout d'la sorgue.
Ouaip, c't'une p'tite princesse
aux pieds nus, un exemplaire
unique qui n'porte pas le fer
d'une marque ed fabrique.
Et qui, p'têt', semblab' au p'tit
prince de Saint-Exupéry, va s'en
r'tourner su' sa ch'tite planète
un d'ces matins, un d'ces souèrs,
va savouèr...
Et que j's'rai, qu'on s'ra comme
des pauv's cons à s'crever les
chasses à force de scruter
l'firmament à la r'cherche d'son
pied-à-terre.
À esgourder sans magnes su'
Radio Libertaire, l'émission
Artracaille, la dernière.
En te téléportant su' :
http://artracaille.blogspot.com

12:04 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : princesse, saint-exupéry, planète, bruant
30/04/2009
"L'engagement de l'artiste"...
"L'artiste se doit d'être populaire,
engagé et révolutionnaire et surtout pas au service
d'une élite, qui n'a que faire des autres classes
et qui pense détenir le savoir, mais populaire
pour l'émancipation de tout à chacun."
J'ai envie de répondre, sans réfléchir : " Et ta sœur !"
Car, en effet, ce genre de suintement de l'esprit,
mais quel esprit, et en est-ce bien un, ne peut
susciter une réponse intelligente.
Par contre elle provoque chez le lecteur
respectueux de la liberté d'expression,
le sentiment d'un retour extravagant du dogme qui
a présidé à la naissance du "réalisme socialiste"
cher au petit père des peuples qui s'est agité jadis
chez nos camarades de Moscovie.
Aussi bien qu'à la notion "d'art dégénéré" rotée
par les nazis Hitlériens.
Ce genre de pétarade sans signature,
en supplément de mon hebdo préféré, me glace les os.
D'abord, qu'est-ce qu'un artiste populaire ?
Non, plus exactement « un artiste qui se doit
d'être populaire »…
Depuis que les rapins de tous poils se bougent
le prose sur la scène artistique, contemporaine
ou plus ancienne, remontons pourquoi pas
jusqu'aux fresques
rupestres, je n'ai pas ouï ce genre de définition de l'artiste.
Le barbouilleur (peintre), le casseur de pierre
(sculpteur) je ne vais pas vous infliger une revue
du quatorze Juillet de tous ceux qui dansent la
gigue dans le microcosme artistique.
Mais je zappe les musicos et gribouilleurs (écrivains)
et poètes qui peuvent jouir
d'une audience populaire.
Pourquoi, ce n'est pas à moi d'y répondre, mais c'est un fait.
Donc, les prés, précités, plasticiens et praticiens
des arts visuels, n'ont pas joui, jusqu'ici, d'une
once de popularité.
Pourquoi ?
Ils ne sont visibles que dans des lieux fermés
et on doit faire l'effort de se déplacer pour les regarder.
Aucun média populaire et aujourd'hui la télévision,
ne s'intéresse à eux.
Aucune émission et quand il y en a une qui montre
le bout de son pif, c'est à l'heure du couvre-feu.
D'innombrables obstacles empêchent les arts plastiques de plaire.
Et là encore je ne vais pas détailler la chose.
Mais ceci et cela évacués, le "se doit d'être populaire"
reste sur le bord de la route comme un gros tas de fientes.
Comment peut-on "se devoir d'être populaire" ?
Pour un artiste.
Il se met devant le format calé sur son chevalet et
"se doit de faire un travail populaire".
Quels en sont les moyens répertoriés ?
Je suis plasticien avec un certain nombre de miles
au compteur et je n'ai jamais songé à me poser cette
question qui semble, pour son auteur, incontournable.
Suis-je passible pour cela de je ne sais quel opprobre ?
D'une remise à niveau ?
D'un reconditionnement ?
D'une rééducation ?
Que sais-je ?
Pas encore d'un camp d'internement pour déviant
chronique, mais tout à l'heure ?
Quel avenir radieux pour le peintre incapable
de produire un art populaire ?
Je peux en tartiner ainsi un pensum assez conséquent.
"Engagé et révolutionnaire"
La vache !
Encore des remugles d'une époque que je croyais
dans un sarcophage de béton pour en éviter
les radiations mortelles.
Ben non, j'm'a gouré !
Y’'a encore un zozo pour éructer de telles concetés
totalement vidées de leur sens, usées, élimées…
Il ose et pas d'écho.
Il ose et dans le supplément de mon hebdo préféré.
Le seul auquel je sois abonné.
"Et surtout pas au service d'une élite"
Parce que tous les "grands" artistes, ceux qui ont
réussi à imposer leur art, l'on fait au service d'une élite.
Tous des sociaux-traîtres quoi.
La honte du genre humain.
Et les artistes cités en exemple dans cet articulet anonyme,
Dali, Signac, Seurat, Pissaro, Cézanne, Courbet, Kupka…
Échappent aux chants des sirènes de l'élite ?
Ils ont vécu d'amour et de flotte ?
Et on doit s'imprégner, nous "les artistes du vingt et
unième siècle de l'expérience des anciens ?"
De ces anciens ?
Ou de ceux du quattrocento ?
Ou de ceux des grottes d'Altamira ou de Lascaux ?
Tant qu'à nous donner des consignes, il faudrait les affiner.
Je fais l'impasse sur la niaiserie qui suit :"L'élite
qui n'a que faire des autres classes et qui pense
détenir le savoir, parce qu'elle détient l'économie"
Ouf !
Un gros morceau.
Qui se termine par, toujours à propos des consignes
de l'allumeur de réverbère à l'artiste qui se doit d'être populaire :
"Mais populaire pour l'émancipation de tout à chacun…"
Nous flirtons là avec les abysses de la non-pensée.
Comme qui dirait, ma bignole en penseur de Rodin.
Un texte qui va glisser comme le vent du grand-père
sur la toile cirée de la cuisine familiale.
Mais qu'il faut malgré tout sentir pour en dire tout
le mal que l'on peut.
Pour prévenir une inexplicable mutation qui
transformerait le pet en dogme.
Et ainsi permettrait à la bête de foutre son mufle puant
sous les aisselles de la liberté d'expression.

08:54 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : populaire, engagé, révolutionnaire, élite
09/03/2009
Y'a des soirs...
T'attends rien, plus rien.
La journée s'est faite la paire.
En laissant su' l'gravier d'ta
tronche les bois flottés
d'souvenirs déjà presque
effacés.
T'es là, l'prose calé dans un
fauteuil, affalé.
Pas encore de bulles au
coin d'la lippe, mais
pas de soucis, alles
vont s'ramener.
Encore quelques années.
Et elles vont t'cramponner.
Un long blabla a'ec une copine.
Puis tu raccroches l'bigo.
Y'avait vers la fin d'l'entretien
des p'tits coups d'drelin dans
l'fond d'l'écouteur.
Pour ça qu't'as raccroché.
Pour voir, tu composes l'numéro
du répondeur.
- Bonsoir c'est...
C'était ça l'zin-zin qu'agaçait
l'tympan.
une voix oubliée qui surfait
su' les ondes.
T'écoutes le message.
Sans vraiment y croire.
Puis tu raccroches.
Con.
Cassé.
Tu n'remets pas l'couvert.
Le truc s'est bien imprimé
su' les pages chiffonnées
d'ta cervelle fouillis.
Tu t'repasses la bande en boucle.
Alle est de retour !
La "Mathilde" est r'venue.
D'là-bas, d'très loin, aux antipodes.
Mais je n'maudis pas la Mathilde.
Même si alle me fait l'mal
d'la chanson.
Elle est là !
Alors oui, du vin, des noces et des festins !
Je crache au ciel encore une fois !
Malgré les abandons, les renoncements,
les espoirs défaits, les humiliations,
les doutes, la cruauté des mots qui
n'sont pas dits.
Le chien de "N'me quitte pas".
L'ombre de son ombre...
Un coup d'Merlot pour faire
passer c'goût d'cyanure qui
m'brûle les papillles.
Et m'ravage les entrailles.
Qui noie dans une sorte de brume
rose c't'e sorte d'apparition.
Puis je m'réveille, d'une secousse,
la bouche papier mâché.
Un rêve, un cauchemar ?
Je r'garde le téléphone.
Y bouge pas.
Normal ?
Je n'provoque pas l'répondeur.
Parfois il a des réactions d'vieux
con.
J'reste dans l'trip qui dit qu'alle
est r'venue.
Pas b'soin d'accusé de réception.
http://www.youtube.com/watch?v=YYX1z7ml6LQ&feature=related
08:51 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : mathilde, retour, chien, ombre, vi, festin
09/11/2008
Elle s'appelle MIMI.
Cinquante-huit balais aux cerises...
Trois chiards étudiants et pas d'mec à la maison.
Un chien aussi, pour lui faire oublier la méchante connerie des humains.
Alle vit en Bretagne...
Un vrai programme électorale.
Elle télé-travaillait.
De la com, un site à gérer et diverses occupations autour du machin.
Depuis deux ans, un contrat "aidé".
Que son employeur n'a pas renouvelé sous des prétextes divers et avariés.
Du style : " On a besoin de quelqu'un sur place (À Pantruche), de réactif...
Un vaste programme...
Pis woualou.
C't'un coup de grelot du Président-employeur qui lui annonce le blot.
Un matin, aprèc l'café et les tartines beurrées (pour combien de temps encore ?)
Tout à fait dans le style des pistoleros d'outre atlantique.
Mais faut dire que c'Président-employeur s'inspire d'un exemple...
Celui du ratus-ratus qui grignote la cagnotte des franchouillards dans son trou Élyséen.
Alors...
Y'a des questions dans la salle ?
Bon, vous m'direz, copains, camarades et amis vous qui sur-fréquentez ce blog débilos,
que tout c'que j'vous raconte à c't'heure, c'est d'un banal éprouvé par des millions d'exemples.
Sauf que c'te maltraitance prend ses aises à la Maison Des Artistes.
Appelée plus communément par ses adhérents, la Vieille ou la MDA.
Une association dite de la loi de 1901.
Créée y'a un d'mi siècle et des toiles d'araignées par des rapinos qui voulaient
aider des confrères dans la mouise.
Une caisse de secours en quelque sorte,
consœur de celles qui sont à l'origine du mouvement syndical.
Y'a... Belle burette.
Voyez ?
Non ?
Je poursuis.
Le bureau de cette association qui compte dans ses rangs,
par deux mon adjudant, une quinzaine de milliers d'adhérents,
est managé par un Président qui a des vapeurs de chairman capitaliste ultra-libéral.
Pas plus, pas moins.
Qui confond, à l'évidence, association et entreprise du CAC Quarante.
Ceci explique donc cela.
Pas très dans la ligne des fondateurs de la MDA !
Et j'me pousse en ajoutant, que comme celle qui "protégeait nos frontières"
lors de la der des der, elle est devenue totalement perméable
à toutes les dérives de l'ambition personnelle.
Dont le Président actuel est amplement pourvu.
Comme son homologue du palais d'l'ÉLYSÉE.
Woualà.
Et l'bureau dans tout çà ?
Comme vous le savez sans doute (Il faut en savoir pour suivre mes divagations),
dans la vie d'une association de ce type, le bureau contrôle.
Et en prem' les initiatives présidentielles.
Justement pour ne pas laisser un grand chef à plumes
et occasionnellement à poils se la jouer divin.
Ben su' c'coup, y sont tous d'accord les pas beaux.
Le vote pour le vidage de not' MIMI s'est fait à l'unanimité !
Une performance !
Donc, tous copains, tous coquins.
Et personne ne moufte dans le microcosme des Arts plastocs.
Pourtant une toute petite équipe de bras cassés est montée au créneau pour défend' la môme.
Y z'ont envoyé un millier de mails...
Même pas une main de réponses...
Alors pourquoi les coupeurs de têtes du bureau se feraient de la mousse ?
Aussi je vous invite, copains, camarades et amis à bien vouloir noter c't'adresse :
http://paroledartiste.clubdiscussion.net/
D'y passer pour un p'tit tour.
Ça ne coûte pas une thune et vous pourrez vous faire une idée d'la chose.
Éventuellement, mais y'a pas d'obligation, diffuser c't'histoire de tristes cons dans vos alentours.
Et p'têt' que si vous avez assez d'énergie, inventer une offensive.
Aqueu.
Un bras cassé.

18:35 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : licencié, chômage, contrat aidé, patron
25/04/2008
Igor Kralik
C'soir chuis passé à la Cité Saint-Martin, rue d'l'Arsenal, ousque l'Igor esssposait son travail.
Quelques originaux et un diapo d'une heure et kek, huit cents dessins...
Des traces de la vie d'la rue.
Les tribulations du SDF de Pantruche.
Dans tous ses états.
Des plumes magnifiques.
Du noir griffé.
Dense.
Des couleurs lavées.
Du rehaut.
Un grand chambardement graphique.
Un artiste qui se révèle.
Ouais, comme le papier dans son bain de bromure d'argent.
Lentement, sûrement, l'image monte.
La vache !
Chuis sorti suffoqué.
Plein d'une immense joie !
J'ai côtoyé l'ART.
Brut.
Longtemps que c't'impression d'découvrir le monde n'm'avait pas tatané l'prose.
Tu t'sens indestructib'.
Plus de doute.
Je m'suis cassé de c'lieu ousqu'un bing bang v'nait recréer mon univers.
M'suis coulé dans l'métro à la Bastoche, devant l'Opéra si laid dehors.
Qui m'a bercé jusqu'à Vincennes.
Un bus qui traverse le bois.
Un p'tit trot final et j'me pose.
Déglingué de bonheur.
Et à un mec qui s'étonne que j'cause pas d'l'artiste, d'sa vie d'merde dans la rue, tout c'qui fait l'roman feuilleton pour qu'la bignole s'fasse une ligne ben...
J'me suis même pas posé la question d'savoir s'il fallait ou ne fallait pas évoquer l'Igor SDF.
J'ai rencontré hier le travail d'un artiste.
Bouleversant.
Si puissant qu'il fait oublier l'artiste.
Presque.
Alors l'évocation d'son errance misérab' dans les rues d'Pantruche...
Pour les amateurs de feuilletons misérabilisss.
P'têt', dans quelques années, un bonheur de biographe.
Pour moué, l'œuvre suffit.
Elle me rassasie.
Pas b'soin d'comprend'.
À la lumière noire d'sa vie pourrie.
Chuis satisfait.

08:31 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : igor kralik, sdf, dessins, plume, rue, rue de l'arsenal, cité saint-martin
22/04/2008
BEURK !...
Qu'il va laisser mourir de faim.
Là, le temps de l'expo.
C'était l'année dernière.
Il veut récidiver c't'année 2008, avec l'accord des responsables de c't'e manif...
En Allemagne, un "artiste" veut exposer un mourant ou un mort, au gré des possibilités.
Faut pas douter que ces p'tits potes de la camarde ont une foultitude d'arguments pour justifier leurs projets.
La marque de "l'Art contemporain" l'argumentation.
Pas la peine de s'questionner : C'est d'l'Art ?
Qui pourrait y répondre ?
Un sentiment proche d'une forme de dégoût t'fais r'monter la bile des profondeurs de la tripaille.
Sur les photos qui circulent d'l'expo du chien mourant d'faim, les spectateurs semblent s'en taper total d'l'agonie du clébard.
Ils vont et viennent, regardent et passent.
Pasque c'est au Honduras ?
Un d'ces pays exotiques d'Amérique centrale.
Des pas humains ?
Pourtant c'qui s'met en branle chez nos potes d'outre Rhin a'ec c'projet d'expo d'cadavre...
Pas une république ombrée de palmiers.
Alors ?
Quoi ?
Pas l'énergie suffisante pour poursuivre sur ces sujets morbides.
J'vous r'passe lâchement les plats.
Pour le Honduras, y'a une pét' qui circule.
Pour l'Allemagne, pas que j'sache.
Mais quelques lignes sur la situation géographique de c'bousbir.
"Gregor Schneider veut réaliser cette installation particulière dans une salle du musée Haus Lange de Krefeld (ouest de l'Allemagne), un bâtiment édifié de 1928 à 1930 selon les plans de Ludwig Mies van der Rohe."

07:50 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : honduras, artiste, expo, chien, allemagne
22/11/2007
Et la grève bordel !
Me v'la d'retour sur ce blog velléitaire !...
Pas une vraie envie de ramener ma science sur les pétarades en cours.
Qu'une seule chose est sûr, c'est que les grévistes vont l'avoir une fois de plus, de plus, profond, malgré les assemblées générales, les coordinations, les minis partis d'extrême gauche qui se la jouent révolutionnaire de rien.
Qu'on a assisté, Ô stupeur, à une procession d'la drouète contre la grève et ces feignants de nantis des régimes spéciaux...
Manteaux de vison et blousons dorés...
Un cauchemar !
Rapporté avec brio par Mouloud, le journaliste grave effronté, de la Matinale d'Canal +.
Que j'signale à l'attention distraite de ceux qui survolent ce blog profondément débile.
Aujourd'hui, des dégâts sur des installations de la SNCF.
Une manip ' ?
Une provoque ?
Quels cheminots seraient assez cons pour jouer aux terroristes ?
...
À qui profite le crime ?
Et naturellement, les zozos qui pontifient sur les télés, les radios et dans la presse écrite désignent de leurs gros doigts tachés d'encre... les anars !
Les éternels boucs émissaires des bouffis de la droite et plus particulièrement de celle qui est aux commandes, la plus crade, la plus réac' de ces dernières décennies.
...
On s'demande sous les ponts, les tentes, dans les refuges, les caravanes et les meublées pourris, que feraient les politiques si l'alibi anarchiste ne trainait pas ses godillots dans le paysage ?
Twouas ?
...
À part, tout ce bousbir fatigue un max !
Et... Vive la Sociale !

10:37 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : grève, anarchistes, terroristes, cauchemar
10/11/2007
Cons d'artistes (soliloques)
Sûr bill, je me fais des trips de gloire, mais ils restent à leur place, dans mon placard à rêves et sitôt sortis, sitôt rentrés, pour pas perturber grave le cours de ma grimpette artistique.
Pis, avoir l’obligation mondaine de se farcir les tronches grises de tous les décideurs de rien ! Un cauchemar que je tiens à distance de toute la force de mes biceps gonflés à l’épinard en boîte.
Digression, digression, lâche moi la grappe !
Encore quelques milliers de signes à tapoter sur le clavier de mon ordi’ portab’ !
Mais pourquoi m’inflige-je cette cilice ?
Pour la triste cohorte de ces cons d’artistes ; dont je suis !
Pas absolument triste, mais conne assurément, indubitablement et à tout jamais !
Picasso est un gros con ignare, dont la réussite, est éminemment suspecte !
Quoi, merde, il peint comme un garagiste et il fait outrageusement chier avec ses poses de génie de supermarché !
Guernica, une merde infâme et les demoiselles d’Avignon, une peinturlure pour stand de foire au cochon !
Pis, ses bonnes femmes, toutes plus connes que natures et totalement soumises à ce vieux satyre !
Et que des jeunesses !
Mais comment faisait-il donc, ce vieux bouc, pour les tomber ?
Y’en a même une qui gardait ses rognures d’ongles et ses cheveux coupés !
Une malade probab’.
Il a aussi rendu folle sa première bonne femme, une danseuse des ballets Diaguilev, une Russe.
Faut le faire, car ces meufs ont la réputation d’êtres solides, qu’on dit.
Bref, un gros beauf qu’aurait fait honneur aux supporters de l’OM et du PSG.
Et, il y a des tristes connards friqués, qui faisaient la queue dans l’antichambre de son atelier pour lui acheter, cher, très cher, ses innommables croûtes !
Et tous les musées du monde abritent ces flatulences de l’esprit du maître andalou !
Il a aussi dessiné le portrait de joseph Stal, le petit père fouettard des peup’s !
T’imagines ?
La totale et on passe sur le gros de la troupe de ses écarts d’humanité !
Ouais, y’a des artistes qui pensent ça de Picassiette !
Perso, non, pas tout à fait.
Faut dire que ce gonze de travers a pas mal concassé le fond et la forme de l’art, qu’après son passage, la création éprouve quelques difficultés structurelles, à reprendre le chemin de la route, ô con !
Balthus bafouillait, lors d’un entretien de fin d’vie, que le Pablo avait bousillé la peinture. Une image Balthusienne, bien barbouillée.
En indiquant, confidentiel, que le vieux clown lui avait acheté une peinture.
Et que par cette acquisition, il était, en quelque sorte, reconnu comme un homme de bon goût.
Par Balthus.
Faut suivre.
On lui doit, aussi, de nous faire sodomiser, par les tendances les plus impérialistes de l’art dit contemporain.
Il a tout inventé le vieux faune. Ou réinventé.
En peinture, en sculpture, en gravure, en dessin, et fait des performances et monté des installations, et minimalisé et conceptualisé.
Normal, qu’à c’t’heure, on rame.
Mais il a fait rêver et il fait encore rêver et il donne envie encore ici, là, tout de suite, à des générations de rapins, de se frotter la couenne à la peinture, à la sculpture, la gravure, au dessin et à toutes les déclinaisons de la création visuelle et plastique.
Allergique à donf au culte de la personnalité, je ne vois poindre, à l’horizon, qu’un amoncellement de merdes, pondues par d’illustres reconnus de l’art actuel.
Dont le plus éminent représentant pourrait-être ce triste con d’Andy Warrol et sa minable fabrique de nanars.
Un bâtard spirituel de Pablo.
Que l’histoire de l’art, si elle se refait une beauté, oubliera probab’, sauf que, cet imbécile malheureux aura été par un de ces coups tordus du destin, le découvreur de Michel Basquiat !
Merde ! Il faut dire merci à ce guignol !
Merci Guignol !
Dans le gris sans nuance qui badigeonne l’art actuel, le jeune haïtien se la ramène foldingue et nous en fout plein la tronche de couleurs qui rigolent, de traits et de taches, de griffures et de mots qui racontent la vie, sans maquillages superflus.
Ouais, y’en a encore qui vont hurler à la mort.
Calmos les mecs et saluez gentiment ce gamin qui a cramé sa vie pour nous la laisser en héritage.
Woui, mais y se droguait !
Woui, et il disait, à ce propos, que ses plus grosses merdes peinturlurées, l’étaient, quand il se défonçait total !
Et que les tarés gavés de thunes qui achetaient son travail, préféraient celles-ci, aux peintures qu’il barbouillait quand il était clean et, d’après Basquiat, un million de fois meilleures.
Twoua ?
C’est mieux, si tu possèdes une peinture de Basquiat, de dire à tes invités qu’elle a été peinte par l’artiste défoncé.
Ca excite les merdeux.
Tu dis Bacon ?
Ouais, encore un joyeux bâtard du maître de la Californie.
Que bien sûr et bien-entendu, mais sa connerie est à la mesure de sa démesure.
Le glauque en supplément et gratos.
Hormis ce quarteron réduit à un trio de cons, qu’en plus, ils l’ont tous glissé, reste que des miettes dans le potage de la chose artistique.
Il ne semble pas opportun de gloser sur les reconnus d’inutilité culturelle qui agitent leur prose dans le microcosme du Landerneau des arts visuels et plastiques actuels ; Ils assurent magistralement leur promo, pas besoin d’en rajouter.

18:20 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : pablo picasso, guignol, michel basquiat, andy warrol
Les bouffons de l'Art
Catherine Tresca
Jean Marais, Mike Michel, Michèle Morgan, Serge Reggiani …
Bon.
Ils ont essayé de peinturlurer et, d'une incertaine manière, la réussite est totale.
L'histoire de l'art se gondole.
Elle peut.
Et voilà t'il pas qu'une énième artiste du spectacle s'immisce dans cette queue leu leu de barbouilleurs impénitents.
Tout le monde a le droit de faire l'artiste .
Sauf que ceux que nous citons dans cette brève de comptoir usent et abusent de leur notoriété acquise dans l'art du spectacle pour marcher sur les grolles des rapins.
Et polluer la vision de l'art déjà fortement altérée de nos concitoyens.
Non Cathou, on n'a pas la haine. Mais un peu marre que la création plastique devienne, de plus en plus, une sorte d'exutoire, une thérapie pour bobos surmenés.

17:25 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : art, morgan, reggiani, marais, mike michele
