29/01/2010

À drouète, drouète !

Ça ne finira jamais !
Il passe, il repasse mais
ne trépasse pas !
Passé par ici, par là, il
vocalise sur les vertus du
capitalisme et d'son pote
le libéralisme.
L'aut' jour, paraît qu'il
s'est fait un panel de onze
franchouillards triés sur le
volet...
Une expression du temps
d'avant ousque le croquant
triait le grain sur une sorte
de... volet.
Mais pour c't'occase, le
bouseux s'était perdu dans
l'passé et çui qui s'couait
l'tamis avait les pognes
blanches.
Des margoulins qui n'se
tuent pas dans des chagrins
d'sauvages.
TF1, le boxon audiovisuel
des Bouygues, est aux ma-
nettes pour le choix des
questionneurs du panel.
Pour dire que ça respire
comme un air de combine.
Et qu'les "panelisés" n'doi-
vent  pas êt' des oies d'la
dernière couvée.
Re- paraît, puisque je n'ai
pas assisté à la foirade télé-
visuelle, que c'était grandiose
de somb' connerie.
Mais pas plus, pas moins
qu'd'hab'.
Monsieur Tic-Toc a tic-
toqué frénétiquement du-
rant un temps certain.
Que même les socialos
n'sont pas contents.
D'un dépassement d'ho-
raire trop voyant.
Qui les oblige à couiner.
Que c'n'est pas du jeu.
Bien que la presse, una-
nime, une habitude, se soit
étonnée du calme du pauv'
casse-toi p'tit con.
J'ai comme un doute à ce
propos.
Bref, pour pas faire chier
plus que médicalement
correct celui ou celle qui se
serait paumé su' c'blog appro-
ximatif, j'vas conclure.
Heu...
Nico Napo n'a répondu à
aucune des questions de
la claque.
Trop prosaïques probab'.
Lui qui surf su' les sommets
de la politique en toc interna-
tionale.
L'ami de tous les grands
démocrates de la planète...
Qui entubent comme lui tous
les cons qui les élisent.
Et aussi ceux qui s'abstien-
nent.
Et qui prépare au bon peup'
une année de traite intensive
de leurs comptes d'épargne.
Pour sauver l'train de vie des
grosses tâches du CAC 40 et
des présidents de conseils
d'administration des plus
grandes entreprises hexago-
nales délocalisées aux quat'
horizons qui crucifient le
monde minus, le mooonnnde !
Dans des bleds ou l'prolo
ferme sa gueule.
Quand il est congratulé à
coup de tatanes dans le fon-
dement.
Pour marner des douze
heures par jour ou par nuit.
Qu'il crève avant d'fêter une
cinquantaine de printemps.
J'arrête ?
Ouaip.
Après, cela, devient une forme de
gâtisme précoce.
Qui me tient pourtant bien la
grappe.
Mine de rien.
Ni vu, ni connu, j't'embrouille !

 

capito400.jpg

Le Nèg Marron.

Et un pays carbonnisé !
Par un séisme ?
Un ébrouement de l'écorce
terresque ?
Qui font valdinguer tous les
taudis d'un p'tit bled des
Caraïbes.
Ousque le ciel est bleu et la
mer aussi.
Que des touristes friqués
squattent pasque la vie y
coûte pas grand-chose et
que quand on a des sous
dans les coffiots d'une ban-
que, faut pas les égarer
sans compter.
Alors l'monde entier se
ramène dans l'paysage.
A'ec plein de cadeaux dans
les soutes de ses avions
cargos.
Pis aussi su' les bateaux.
Dans les hélicos.
Une énorme diarrhée de
denrées.
Pis d'la flotte, du carburant,
Des pompiers sauveteurs.
Des médocs et des médecins.
Des infirmières et des tentes
hôpitales.
Un bazar de fin du monde.
Que toutes ces dames pa-
tronesses de la charité bu-
siness sont ach'té contentes.
Et en pissent dans leurs treillis
d'combat.
Humanitaire ?
Et, va savoir...
C'qui s'cache par les en-
dessous d'cette déferlante
de bons sentiments larmo-
yants.
Deux siècles que c'trou du
cul ed monde se fait empa-
paouter par les secouristes
d'aujourd'hui.
D'puis qu'un mec au blaze
suspect, Toussaint Louver-
ture
, a montré son cul au
p'tit capo Napo.
Et que la Restauration l'a
taxé que même ce vieux
schnock d'Attila ne l'aurait
fait si vachement.
Plus de vingt milliards de
la thunes d'aujourd'hui ...
Que ces cons d'Marrons
s'en sont jamais relevés.
Pis après, la rumba des
dictatures sanglantes.
Les Duvallier père et fils,
l'Aristide ce bon cur'ton
qui s'est affûté la charité
dans des prêches de bi-
donvilles...
Pour ensuite pomper allè-
grement l'sang du peup'.
Ousqu'y z'étaient les chari-
tables qui pollinisent l'ïle
à c't'heure ?
Les Amerloques et les Fran-
chouillards pour ne citer
qu'eux.
Les premiers qui donnent
des leçons de démocratie
au monde et ont soutenu les
macoutes qui ravageaient
les libertés à coups de ma-
chettes et les seconds qui
se sont gavés avec l"énorme
tas de blé qu'ils ont racketté
aux  Nèg' Marrons de Haïti.
Pis là, tout de suite, ce sont
les prémices d'une traite
encore plus radicale.
Qui va définitivement ex-
pulser du monde des mort-
vivants les zombies survi-
vants.
C'est Baron Sam'di qui s'en
pète la rate.
La vache de marrade !
Qui fait gerber quand on
s'prend la tronche a'ec c'his-
toire de cons.
Qu'il n'y a pas si longtemps
encore que le FMI a imposé
à c' trou noir de sous-déve-
loppés de réduire ses taxes
douanières de 50 à 3%, ce
qui a provoqué l'invasion du
riz américain...
Bonjour l'auto-suffisance
alimentaire.
Pour dire.
Et en passant par la Somalie,
le Soudan, l'Éthiopie et quel-
ques autres lieux de villégia-
tures Hédonistes, on peut se
fabriquer une idée très appro-
ximative de l'empathie du mon-
de des gavés pour ceux qui
sautent à la corde quand ils
ne s'en servent pas pour se
brancher.
Et ainsi allez voir ailleurs,
dans l'néant, si des-fois
y'aurait pas un ch'tit coin
tranquillos pour s'y poser
l'cul.

le nèg' marron399.jpg