20/10/2007
Cons d'artistes (soliloques)
La réussite, la notoriété, la gloire ! requièrent une aptitude affirmée à l’accommodement et les piétons de l’art possèdent cette qualité injustement décriée par quelques idéalistes décrépis, à un point tel, qu’aucune unité de poids et de mesure ne peut en apprécier exactement le titre.
Si une expo perso oblige l’exposant à arrêter son choix sur un nombre restreint de ses travaux, à procéder à une sélection plus ou moins rigoureuse de ceux-ci afin que le regard d’un éventuel client ne soit pas brouillé par une trop grande diversité de propositions, l’expo collective relève à ce propos, de la quadrature du cercle.
L’espace disponible avance sa hure de travers et provoque immédiatement un charivari de : « c’est moi qui y serait, c’est pas ta place, c’est la mienne, ôte toi de là que je m’y mette » !…
On essaye de passer prestement sur ces péripéties, pour ne pas ternir d’avantage la photographie jaunie du portrait de l’artiste.
La préséance est à la une ! Mais à sens unique, unilatéralement, chacun pour son ego et que dalle pour les "copains". Non mais !
Et l’empoignade ne cessera pas, plus, jamais, et l’expo collective décrochée, les accrocheurs remâcheront éternellement leur rancœur à l’endroit et à l’envers des autres.
Mais avant cette fin tristounette, ils se seront disputés à propos du format des œuvres, du style, de l’encadrement, de la technique, du prix, du catalogue et de la place accordée à leurs travaux, de la qualité de leur reproduction, de la mise en page, des cartels d’invitation, des affiches, du buffet, de la liste des invités et d’une infinité d’autres vétilles, toutes d’une importance inouïe, susceptibles de les crucifier, au minimum.
Evidemment, une certaine inégalité de résultat se pointe au rapport, à l’expiration du temps de l’exposition. Des ont vendu honorablement, des moins, des peu, des presque rien, des rien du tout et avec un peu de malchance espiègle, une ou deux oeuvrettes ont été dérobées ou endommagées.
On compte, on recompte, on additionne, on soustrait, on multiple, on extrapole, on fait une risette ou la gueule, mais personne ne se grandit à pratiquer ces exercices comptables. Et le petit épicier qui fait la sieste dans les intérieurs douillets de l’artiste, son porte-mine derrière l’oreille et la calculette dans le creux d’une paume, droite, gauche, selon, pour se livrer à la gymnastique corrective des comptes à rebours.
C’est loin, très loin de l’imaginaire populaire qui pare, cette gentille parentèle poujadiste, de vertus qu’elle ignore tels : l’altruisme, la rêverie, l’audace, et le non-conformisme.
Mais, tout ce qui approche "l’Art" est au-delà de ce que l’imagination la plus effrénée peut concevoir.
Si une expo perso oblige l’exposant à arrêter son choix sur un nombre restreint de ses travaux, à procéder à une sélection plus ou moins rigoureuse de ceux-ci afin que le regard d’un éventuel client ne soit pas brouillé par une trop grande diversité de propositions, l’expo collective relève à ce propos, de la quadrature du cercle.
L’espace disponible avance sa hure de travers et provoque immédiatement un charivari de : « c’est moi qui y serait, c’est pas ta place, c’est la mienne, ôte toi de là que je m’y mette » !…
On essaye de passer prestement sur ces péripéties, pour ne pas ternir d’avantage la photographie jaunie du portrait de l’artiste.
La préséance est à la une ! Mais à sens unique, unilatéralement, chacun pour son ego et que dalle pour les "copains". Non mais !
Et l’empoignade ne cessera pas, plus, jamais, et l’expo collective décrochée, les accrocheurs remâcheront éternellement leur rancœur à l’endroit et à l’envers des autres.
Mais avant cette fin tristounette, ils se seront disputés à propos du format des œuvres, du style, de l’encadrement, de la technique, du prix, du catalogue et de la place accordée à leurs travaux, de la qualité de leur reproduction, de la mise en page, des cartels d’invitation, des affiches, du buffet, de la liste des invités et d’une infinité d’autres vétilles, toutes d’une importance inouïe, susceptibles de les crucifier, au minimum.
Evidemment, une certaine inégalité de résultat se pointe au rapport, à l’expiration du temps de l’exposition. Des ont vendu honorablement, des moins, des peu, des presque rien, des rien du tout et avec un peu de malchance espiègle, une ou deux oeuvrettes ont été dérobées ou endommagées.
On compte, on recompte, on additionne, on soustrait, on multiple, on extrapole, on fait une risette ou la gueule, mais personne ne se grandit à pratiquer ces exercices comptables. Et le petit épicier qui fait la sieste dans les intérieurs douillets de l’artiste, son porte-mine derrière l’oreille et la calculette dans le creux d’une paume, droite, gauche, selon, pour se livrer à la gymnastique corrective des comptes à rebours.
C’est loin, très loin de l’imaginaire populaire qui pare, cette gentille parentèle poujadiste, de vertus qu’elle ignore tels : l’altruisme, la rêverie, l’audace, et le non-conformisme.
Mais, tout ce qui approche "l’Art" est au-delà de ce que l’imagination la plus effrénée peut concevoir.
(À suivre)

16:55 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : réussite, notoriété, piétons de l'Art, catalogue, style