18/10/2007
Cons d'artistes (soliloques)
Puis vient de toquer à l’huis, "l’achat" d’une œuvre ou de plusieurs ou de beaucoup, par le FRAC qui zone dans le département ou tu résides.
La vache ! Enfin de la thune à portée !
Hu ! Hu !
Nécessairement, pour toucher, il faut posséder un carnet d’adresses bourré de noms des fonctionnaires en charge de la distribution des picaillons.
Et être virtuose dans la maîtrise du baratin que ces derniers baragouinent, sinon point de salut pour le rapin qui pêche par ignorance de ces codes.
Et, tellement d’autres conventions qu’une fatigue sournoise, en tapinois, me tombe sur la cafetière et me rétame irrémédiablement, sur le carrelage ébréché de ma kitchenette.
L’EXPOSITION PERSONNELLE dîte "expo perso", accompagnés d’un catalogue luxueux et d’un vernissage somptueux, où se bâfreront les représentants les plus éminents de la gentry locale, que la presse et les critiques d’art commenteront élogieusement, monsieur le maire, le curé ou mieux l’archevêque, le sous préfet et madame… un panard d’enfer et des jours et des jours alimentés par le bonheur de ce souvenir merveilleux.
Pas une présentation merdique dans une MJC de quartier, une salle des fêtes, un local baptisé galerie pour le fun, un soi-disant salon de ceci ou de cela…
Un beau lieu, magnifique pour le moins et pour le plus, une enseigne célèbre.
Si, si, les barbouilleurs, les gribouilleurs, les barboteurs et les casseurs de pierres se nourrissent de ces mirages à bon marché.
Qui autorisent, les pourvoyeurs de lieux d’expo, à s’emmêler les arpions dans des combines fumeuses, dont les artistes accrocs d’exhibitionnisme à deux balles, sont les victimes consentantes.
Le plus inaccessible, hors de portée de l’artiste ordinaire, le musée privée ou national ou étranger, Pompidou, le MOMA, le Louvre ou Tate gallery et ceux de Berlin, Moscou, Tokyo. Bon.
Mais ne te décourage pas plasticien basique, le Loto fonctionne depuis une vingtaine d’années et il a toujours une foultitude d’adeptes, des rêveurs à qui on ne la fait pas !
Une fin de matinée grisouillette, vers midi, le facteur dépose dans ta boîte aux lettres une grosse enveloppe blanc cassé au papier filigrané. Un timbre extravagant, beau, tu ouvres le pli et tu découvres, avec ravissement, une invitation à exposer ton travail dans ce mirobolant lieux d’expo : le MOMA !
Pourquoi pas, l’écrire ne coûte pas un Centavos, ni de note de frais ni rien qui s’apparente à un plan comptable ni à une liquidation judiciaire.
Non, l’expo collective n’est pas oubliée dans ce mini-guide "Michelin" des lieux, ou les artistes en manque, peuvent se faire une petite ligne pour la route.
De l’accrochage sauvage dans un squat périurbain crade, à celui plus huppé qui frétille sur les cimaises d’une fondation assise, le cul au chaud, dans un hôtel particulier du huitième arrondissement de Paris, la constante qui s’accroche tel un gentil acarien sur une paire de burnes à ce trip : La reconnaissance, par ceux qui la dispense sous formes de thunes ou de médailles, des accrocheurs de pendouilleries artistiques.
Ils eussent tellement préférés L’EXPO PERSO
La vache ! Enfin de la thune à portée !
Hu ! Hu !
Nécessairement, pour toucher, il faut posséder un carnet d’adresses bourré de noms des fonctionnaires en charge de la distribution des picaillons.
Et être virtuose dans la maîtrise du baratin que ces derniers baragouinent, sinon point de salut pour le rapin qui pêche par ignorance de ces codes.
Et, tellement d’autres conventions qu’une fatigue sournoise, en tapinois, me tombe sur la cafetière et me rétame irrémédiablement, sur le carrelage ébréché de ma kitchenette.
L’EXPOSITION PERSONNELLE dîte "expo perso", accompagnés d’un catalogue luxueux et d’un vernissage somptueux, où se bâfreront les représentants les plus éminents de la gentry locale, que la presse et les critiques d’art commenteront élogieusement, monsieur le maire, le curé ou mieux l’archevêque, le sous préfet et madame… un panard d’enfer et des jours et des jours alimentés par le bonheur de ce souvenir merveilleux.
Pas une présentation merdique dans une MJC de quartier, une salle des fêtes, un local baptisé galerie pour le fun, un soi-disant salon de ceci ou de cela…
Un beau lieu, magnifique pour le moins et pour le plus, une enseigne célèbre.
Si, si, les barbouilleurs, les gribouilleurs, les barboteurs et les casseurs de pierres se nourrissent de ces mirages à bon marché.
Qui autorisent, les pourvoyeurs de lieux d’expo, à s’emmêler les arpions dans des combines fumeuses, dont les artistes accrocs d’exhibitionnisme à deux balles, sont les victimes consentantes.
Le plus inaccessible, hors de portée de l’artiste ordinaire, le musée privée ou national ou étranger, Pompidou, le MOMA, le Louvre ou Tate gallery et ceux de Berlin, Moscou, Tokyo. Bon.
Mais ne te décourage pas plasticien basique, le Loto fonctionne depuis une vingtaine d’années et il a toujours une foultitude d’adeptes, des rêveurs à qui on ne la fait pas !
Une fin de matinée grisouillette, vers midi, le facteur dépose dans ta boîte aux lettres une grosse enveloppe blanc cassé au papier filigrané. Un timbre extravagant, beau, tu ouvres le pli et tu découvres, avec ravissement, une invitation à exposer ton travail dans ce mirobolant lieux d’expo : le MOMA !
Pourquoi pas, l’écrire ne coûte pas un Centavos, ni de note de frais ni rien qui s’apparente à un plan comptable ni à une liquidation judiciaire.
Non, l’expo collective n’est pas oubliée dans ce mini-guide "Michelin" des lieux, ou les artistes en manque, peuvent se faire une petite ligne pour la route.
De l’accrochage sauvage dans un squat périurbain crade, à celui plus huppé qui frétille sur les cimaises d’une fondation assise, le cul au chaud, dans un hôtel particulier du huitième arrondissement de Paris, la constante qui s’accroche tel un gentil acarien sur une paire de burnes à ce trip : La reconnaissance, par ceux qui la dispense sous formes de thunes ou de médailles, des accrocheurs de pendouilleries artistiques.
Ils eussent tellement préférés L’EXPO PERSO
(À suivre)

10:50 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : expo perso, œuvre, moma, pompidou