14/10/2007
Cons d'artistes (soliloques)
Mais, nous allons trop vite fait, mal fait, dans l’énoncé laborieux de ce récit, manifeste militant, que celui qui le dit y est.
Assujettis ou pas, les artistes plasticiens ou visuels, toutes celles et tous ceux qui bidouillent à ces titres ou à d’autres dans "l’art", sont des invisibles.
Les institutions qui font dans le culturel, les privées dans l’art buiseness, et tout ce qui tourne, retourne et magouille alentour, se tapent total et sans état d’âme de l’immense cohorte des artistes ectoplasmes dont le chiffre « d’affaire » cousine avec celui des "bénéficiaires" du RMI.
Dans les sociétés idolâtres vouées au culte du gros pognon, la création artistique n’a que l’intérêt de sa cote et celle-ci est fabriquée par une constellation de tripoteurs, d’agioteurs, d’emberlificoteurs, de tricoteurs, de tire-bouchonneurs pros que sont : Les magazines d’art, les critiques d’art, les salles de vente spécialisées dans l’art et les commissaires-priseurs qui officient dans leur giron, les institutions culturelles, par les FNAC, FRAC, DRAC, et la myriade de commissions dispensatrices de subventions, d’ateliers, de commandes, de résidences sans perdre en route les fondations, le mécénat d’entreprise, le ministre de la culture et son ministère et… puf.
On te fais pas la totale ô lecteur déjà égaré, bien qu’à peine arrivée au seuil de cet ouvrage émouvant, les pieds sur le paillasson du début d’un parcours ensemencé de grosses révélations toutes plus terribles, angoissantes et déprimantes que rien de ce que tu ne pourras jamais désespérer de découvrir ailleurs.
Les acheteurs d’œuvres facturées plusieurs millions de tout ce que vous voulez, musées nationaux et fondations de toutes natures, mécènes d’entreprises, particuliers très particuliers, ne sortent leurs carnet de chèques qu’après la consultation extrêmement privée de conseillés hautement qualifiés en investissements rentables. Le mythe du richissime collectionneur altruiste fait se marrer les mouches du coche de l’art buiseness.
Même punition, même motif, pour les directeurs de musées, nationaux ou privés, les fondations, les commissions d’achat théodules, des FNAC, FRAC, tagada, tsouin, tsouin.
Tous ces pas beaux, et toutes ces pas belles, partouzent et se gavent entre eux sans que les effleurent, l’espace de quelques nanosecondes, le moindre doute sur leurs choix équivoques.
Ils ont les thunes, ils sont les rois !
(À suive)

09:05 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : artistes, plasticiens, visuels, r.m.i, pognon, f.r.a.c