07/01/2008

Les mauvaises fréquentaions.

Voici... un appel à la balance d'un artiste qu'a rien fait que son taf d'artiste.
Qu'on aime ou pas son installation des jardins du Palais Royal, nous n'avons pas à signer ce genre de saloperie !
Et le sinistre con qui incite le p'tit peup' des rapins à collaborer à son entreprise de délation d'un confrère peut se foutre une poutre dans le prose.
Ouais, chuis pas d'une élégance insigne.
Messe je crois qu'avec ce genre d'inquisiteur, faut faire "Fort".
Y comprennent pas la nuance.
Alors si quelques uns d'entre vous partagent mon indignation, j'laisse l'adresse du Gonze : www.artension.fr
Que ce blog serve au moins à cela.

A tous les artistes et amoureux de l'art qui veulent que cela bouge

Soutenez Pierre Souchaud en envoyant la lettre-pétition destinée à Monsieur Nicolas Sarkozy, Président de la république.
   
Restaurons le Sens…plutôt que les colonnes de Buren !

On nous annonce le  coût exorbitant de la réfection des colonnes de Daniel Buren au Palais Royal : 14 millions d’euros pour l’ensemble du Palais Royal, dont environ 3,2 millions pour la cour d’honneur, dont les colonnes de Buren. A titre comparatif, la subvention donnée à l'ensemble des salons historiques est de 0,8 million d'euros.
Nous estimons que l’État a suffisamment donné à Daniel Buren et qu’il est temps aujourd’hui d’arrêter d’utiliser l’argent du contribuable pour une œuvre dont  la valeur patrimoniale est incertaine.
En outre : la minimalité revendiquée  de l’ « outillage visuel » burennien a permis, depuis bientôt 40 ans, à un même artiste,  une occupation maximale des dispositifs muséaux  nationaux , de l’espace médiatique et de la pensée administrante. Cette omniprésence et cette hyper-visibilité ainsi conférées à ce seul artiste a entraîné une occultation de la richesse et de la diversité des  autres expressions artistiques. Elle a ainsi causé un préjudice de reconnaissance à l’ensemble de la création française, qui équivaut à la disqualification  d’un patrimoine collectif. C’est cet aspect - là du problème , au-delà des considérations d’ordre financier, que nous vous demandons de prendre aussi  en compte, pour choisir entre réfection et démolition dont les coûts respectifs sont équivalents.
Nous souhaitons également que cette polémique du « pour ou contre la démolition », ne contribue pas à vous faire oublier la situation d’extrême précarité de 80% des artistes français ( 30% des artistes déclarés étant au RMI) et l’état déplorable du marché intérieur de l’art. Nous voudrions vous rappeler aussi que le projet de loi sur la défiscalisation des achats d’œuvres d’art par les particuliers, proposé par la Maison Des Artistes, nous semble plus important que celui de la restauration ou non des colonnes, car il mettrait fin à 40 longues années de très consternante burénisation de la culture et de l’art en France, et contribuerait vraiment à la  seule, nécessaire et urgente restauration : celle du Sens.

Pierre Souchaud
Directeur du magazine Artension

 

309d40e3dc9a8e127c11864af34a6167.jpg