26/09/2007
Les bouffons de l'Art
Mise en garde à destination exclusive des personnes sensibles
- Qu'elles zappent !
Nous ne restreindrons le champ de nos propos malveillants
qu'aux bouffons des arts plastiques.
Le boulot est suffisant pour occuper à plein temps
un chroniqueur désappointé.
Nous ne faisons aucune enquête, aucune recherche approfondie,
pas plus qu'un entretien avec les Bouffons maraboutés*.
Nous naviguons au pif, avec beaucoup de préjugés.
Nous tirons nos informations de ce qui se dit ou s'écrit sur ces zozos.
Parfois, de ce que nous avons entendu ou vu in-situ.
Rare.
Pas plus, pas moins, quoique.
Nous exprimons ainsi un point de vue aveugle.
Celui qui alimente la rumeur, le qu'en dira-t-on.
La forme la plus pure du journalisme d'investigation.
Nous croyons que cette manière de travailler nous permet
d'approcher une certaine forme de vérité.
Artistique.
Et nous assumons l'entière irresponsabilité de cette mauvaise conduite.
La rédaction.
* Marabouté : Une forme d'envoûtement en général
maléfique (donc pas toujours).
Nous ne sommes pas très sûr de procéder correctement,
mais nous espérons que ça fonctionne.
Le premier de cette sémillante série :
Christian Boltanski
Tout le monde, beaucoup de monde, presque tout le monde, dit qu'il est un artiste contemporain important.
…
(On) doit-être vraiment et indubitablement con car (on) n'est pas ébloui par la révélation.
(On), c'est le rédacteur anonyme (c'est plus confortable) de ce tissu d'âneries. (Pardon les ânes).
Confronté aux empilements de fringues, de chaussures, de couvertures, de…
(On) imagine et (on) est joyeux pour eux, que les victimes du dernier tsunami, de l'avant dernier tremblement de terre, des futures inondations au Bengladesh ou de la prochaine éruption du piton de la fournaise, vont être amplement pourvues.
Pour cela on éprouve une plus que certaine gratitude pour l'action de cet artiste récupérateur qui empile les frusques avec tant de soin.
Cela donne confiance aux donateurs.
Et d'ailleurs depuis que Boltanski installe, les dons de fringues submergent les bénévoles qui s'activent aux comptoirs des entrepôts d'ONG.
Une preuve que l'art n'est pas si frivole qu'on veut bien se le laisser dire.
C'est sûr.
Bill.
10:35 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : boltansky, art contemporain, inondations, tremblements de terrre, ânes, frusques