09/03/2009
Y'a des soirs...
T'attends rien, plus rien.
La journée s'est faite la paire.
En laissant su' l'gravier d'ta
tronche les bois flottés
d'souvenirs déjà presque
effacés.
T'es là, l'prose calé dans un
fauteuil, affalé.
Pas encore de bulles au
coin d'la lippe, mais
pas de soucis, alles
vont s'ramener.
Encore quelques années.
Et elles vont t'cramponner.
Un long blabla a'ec une copine.
Puis tu raccroches l'bigo.
Y'avait vers la fin d'l'entretien
des p'tits coups d'drelin dans
l'fond d'l'écouteur.
Pour ça qu't'as raccroché.
Pour voir, tu composes l'numéro
du répondeur.
- Bonsoir c'est...
C'était ça l'zin-zin qu'agaçait
l'tympan.
une voix oubliée qui surfait
su' les ondes.
T'écoutes le message.
Sans vraiment y croire.
Puis tu raccroches.
Con.
Cassé.
Tu n'remets pas l'couvert.
Le truc s'est bien imprimé
su' les pages chiffonnées
d'ta cervelle fouillis.
Tu t'repasses la bande en boucle.
Alle est de retour !
La "Mathilde" est r'venue.
D'là-bas, d'très loin, aux antipodes.
Mais je n'maudis pas la Mathilde.
Même si alle me fait l'mal
d'la chanson.
Elle est là !
Alors oui, du vin, des noces et des festins !
Je crache au ciel encore une fois !
Malgré les abandons, les renoncements,
les espoirs défaits, les humiliations,
les doutes, la cruauté des mots qui
n'sont pas dits.
Le chien de "N'me quitte pas".
L'ombre de son ombre...
Un coup d'Merlot pour faire
passer c'goût d'cyanure qui
m'brûle les papillles.
Et m'ravage les entrailles.
Qui noie dans une sorte de brume
rose c't'e sorte d'apparition.
Puis je m'réveille, d'une secousse,
la bouche papier mâché.
Un rêve, un cauchemar ?
Je r'garde le téléphone.
Y bouge pas.
Normal ?
Je n'provoque pas l'répondeur.
Parfois il a des réactions d'vieux
con.
J'reste dans l'trip qui dit qu'alle
est r'venue.
Pas b'soin d'accusé de réception.
http://www.youtube.com/watch?v=YYX1z7ml6LQ&feature=related
08:51 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : mathilde, retour, chien, ombre, vi, festin
22/04/2008
BEURK !...
Qu'il va laisser mourir de faim.
Là, le temps de l'expo.
C'était l'année dernière.
Il veut récidiver c't'année 2008, avec l'accord des responsables de c't'e manif...
En Allemagne, un "artiste" veut exposer un mourant ou un mort, au gré des possibilités.
Faut pas douter que ces p'tits potes de la camarde ont une foultitude d'arguments pour justifier leurs projets.
La marque de "l'Art contemporain" l'argumentation.
Pas la peine de s'questionner : C'est d'l'Art ?
Qui pourrait y répondre ?
Un sentiment proche d'une forme de dégoût t'fais r'monter la bile des profondeurs de la tripaille.
Sur les photos qui circulent d'l'expo du chien mourant d'faim, les spectateurs semblent s'en taper total d'l'agonie du clébard.
Ils vont et viennent, regardent et passent.
Pasque c'est au Honduras ?
Un d'ces pays exotiques d'Amérique centrale.
Des pas humains ?
Pourtant c'qui s'met en branle chez nos potes d'outre Rhin a'ec c'projet d'expo d'cadavre...
Pas une république ombrée de palmiers.
Alors ?
Quoi ?
Pas l'énergie suffisante pour poursuivre sur ces sujets morbides.
J'vous r'passe lâchement les plats.
Pour le Honduras, y'a une pét' qui circule.
Pour l'Allemagne, pas que j'sache.
Mais quelques lignes sur la situation géographique de c'bousbir.
"Gregor Schneider veut réaliser cette installation particulière dans une salle du musée Haus Lange de Krefeld (ouest de l'Allemagne), un bâtiment édifié de 1928 à 1930 selon les plans de Ludwig Mies van der Rohe."

07:50 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : honduras, artiste, expo, chien, allemagne