10/11/2007

Les bouffons de l'Art

Catherine Tresca

Jean Marais, Mike Michel, Michèle Morgan, Serge Reggiani …
Bon.
Ils ont essayé de peinturlurer et, d'une incertaine manière, la réussite est totale.
L'histoire de l'art se gondole.
Elle peut.
Et voilà t'il pas qu'une énième artiste du spectacle s'immisce dans cette queue leu leu de barbouilleurs impénitents.
Tout le monde a le droit de faire l'artiste .
Sauf que ceux que nous citons dans cette brève de comptoir usent et abusent de leur notoriété acquise dans l'art du spectacle pour marcher sur les grolles des rapins.
Et polluer la vision de l'art déjà fortement altérée de nos concitoyens.
Non Cathou, on n'a pas la haine. Mais un peu marre que la création plastique devienne, de plus en plus, une sorte d'exutoire, une thérapie pour bobos surmenés.

 
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02/11/2007

Les bouffons de l'Art

Patrick Trigano

Facile de déconner sur ce pingouin.
Qui se la joue découvreur de talents nouveaux.
Vive le beaujolais !
Et, que son discours sur son amour de l'art, nous explose !
Au moins.
Difficile, quand on hérite d'un blase comme le sien, de pontifier sur.
On pense, sans le faire exprès, à des villages de paillottes, aux bronzés et tout ça.
Ce n'est pas très correct, mais difficile de lutter contre cette remontée
d'images cochonnes.
Mais, il a le droit de commercer.
C'est dans la constitution.
On croit.

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22/10/2007

Les bouffons de l'Art

Léo Castelli

On ne sait pas bien s'il a clamsé ou s'il vibrionne toujours.
Ce qu'on sait n'a rien d'un savoir encyclopédique.
Le contraire total.
Cela remonte au temps d'avant, le temps de notre jeunesse bavarde, la période de reconstruction du monde qui gratte le cul de tout ce qui a moins de trente balais ; sauf exceptions.
Votre honneur.
Paraît qu'il possède des galeries dans le monde entier Minus, le Mooonnnde !
Qu'il fait tourner "ses" artistes dans tous ses Castelli-shop et qu'à la fin de cette circum-navigation, il vire !
Qu'on dit.
Et nous sommes si crédules que nous adhérons.

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19/10/2007

Cons d'artistes (soliloques)


La réussite, la notoriété, la gloire, requièrent une aptitude affirmée à l’accommodement et les piétons de l’art possèdent cette qualité injustement décriée par quelques idéalistes décrépis, à un point tel qu’aucune unité de poids et de mesure ne peut en apprécier exactement le titre.
Si une expo perso oblige l’exposant à arrêter son choix sur un nombre restreint de ses travaux, à procéder à une sélection plus ou moins rigoureuse de ceux-ci afin que le regard d’un éventuel client ne soit pas brouillé par une trop grande diversité de propositions, l’expo collective relève à ce propos, de la quadrature du cercle.
L’espace disponible avance sa hure de travers et provoque immédiatement un charivari de : "c’est moi qui y serait, c’est pas ta place, c’est la mienne, ôte toi de là que je m’y mette" !…
On essaye de passer prestement sur ces péripéties, pour ne pas ternir d’avantage la photographie jaunie du portrait de l’artiste.
La préséance est à la une ! Mais à sens unique, unilatéralement, chacun pour son ego et que dalle pour les "copains". Non mais !
Et l’empoignade ne cessera pas, plus, jamais, et l’expo collective décrochée, les accrocheurs remâcheront éternellement leur rancœur à l’endroit et à l’envers des autres.
Mais avant cette fin tristounette, ils se seront disputés à propos du format des œuvres, du style, de l’encadrement, de la technique, du prix, du catalogue et de la place accordée à leurs travaux, de la qualité de leur reproduction, de la mise en page, des cartels d’invitation, des affiches, du buffet, de la liste des invités et d’une infinité d’autres vétilles, toutes d’une importance inouïe, susceptibles de les crucifier, au minimum.
Évidemment, une certaine inégalité de résultat se pointe au rapport, à l’expiration du temps de l’exposition. Des ont vendu honorablement, des moins, des peu, des presque rien, des rien du tout et avec un peu de malchance espiègle, une ou deux œuvrettes ont été dérobées ou endommagées.
On compte, on recompte, on additionne, on soustrait, on multiple, on extrapole, on fait une risette ou la gueule, mais personne ne se grandit à pratiquer ces exercices comptables. Et le petit épicier qui fait la sieste dans les intérieurs douillets de l’artiste, son porte-mine derrière l’oreille et la calculette dans le creux d’une paume, droite, gauche, selon, pour se livrer à la gymnastique corrective des comptes à rebours.
C’est loin, très loin de l’imaginaire populaire qui pare, cette gentille parentèle poujadiste, de vertus qu’elle ignore tels : l’altruisme, la rêverie, l’audace, et le non-conformisme.
Mais, tout ce qui approche "l’Art" est au-delà de ce que l’imagination la plus effrénée peut concevoir.
Telle fondation, qui regroupe plusieurs legs "dévolus aux artistes", illustre spectaculairement ce propos en dévoyant de manière sournoise, les desseins qui ont présidé à la dévolution de ces dons.
Le ton est donné par son président qui, lors d’une séance de son conseil d’administration, émet ce point de vue sur les artistes à propos d’un bâtiment prestigieux que ceux-ci occupent pour des manifestations telles, que des expositions de leurs œuvres : "C’est trop beau pour les artistes !"… Et si les administrateurs d’une telle entité sont tous des gens honorables, sur le papier, leurs actions, les manipulations, les détournements dont ils sont des promoteurs zélés, concourent tous, à l’escamotage du véritable usage que l’on doit faire des legs.
La désorganisation remarquable des artistes, pour la défense de leurs droits, ne les aide pas face à la prévarication qui fait son fromage des héritages légués par de généreux donateurs.
Il ne s’agit pas de l’enrichissement personnel des responsables chargés de l’administration de la fondation, non… mais des libertés dont ils usent dans leur gestion d’icelle.
Les représentants des artistes, académiciens des beaux-arts le plus souvent, sont des vieux schnocks qui font uniquement de la figuration, quant aux autres, ce sont tous des cooptés. Un beau cas de figure d’organisation démocratique…
Une maison de retraite gérée par cette fondation et qui doit accueillir des artistes âgés ou dans la précarité selon ses statuts, est investie par des vieux friqués dont la descendance ne doit pas supporter qu’un tel lieu, une gentilhommière du dix-huitième siècle, le cul posé dans un parc de dix hectares, soit uniquement dévolue au farniente de ces pouilleux d’artistes…
 
(À suivre) 
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Les bouffons de l'Art

Rémy Aron

Sémillant président de la Maison des Artistes, il use et Mabuse de ce statut pour assourdir ses mandants de braillements et d'injonctions comminatoires lorsque ces derniers, dans un élan suicidaire, le contredisent.
Il prône un professionnalisme pur et dur et un comportement citoyen des artistes, particulièrement en ce qui concerne leur contribution au redressement de la sécurité sociale.
Na !
Il mène aussi, en plus et ce n'est pas tout, une sainte Croisade inquisitoriale contre les tenants de la mouvance dite "contemporaine" des arts plastiques.
En prônant un retour à l'enseignement académique dans les écoles qui forment les futurs praticiens de l'Art.
Une certaine dérive jacobine le cramponne et cela peut l'amener à tenter de phagocyter des associations d'artistes qui peuvent servir ses desseins planétaires.
Et bien qu'il s'en défende, mal, c'est un "accroc" du pouvoir.
Un mal blanc assez répandu et considéré.
Mais les artistes ont les dirigeants qu'ils méritent.
Peut-être.
M'enfin, on suit son ascension de pas trop loin et si son orbe tente de circonscrire trop d'espace, on vous tient au courant.

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14/10/2007

les bouffons de l'Art

Ben Vautier

Un fameux blagueur, qu'on dit dans le midi de la Franceeeuuu.
Qu'il ne suffisait pas qu'il blablate sur des T-shirts, des cendriers, des chapeaux, des casquettes, des chaussettes, des caleçons, des serviettes, des tabliers, des…
V'là t'y pas qu'il blog !
Une diarrhée.
En direct des diverses chambres d'hôtel qu'il pollue au cours de ses pérégrinations qui l'emmènent aux cinq coins de l'hexagone pour des expositions diverses et avariées de son œuvre cosmique.
Si.
Personne n'est obligé de lire ou de regarder.
C'est important.
Et on espère que cette liberté d'ignorer ce qui nous emmerde perdurera jusqu'à la fin des temps.
Au moins.

 
 
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13/10/2007

les bouffons de l'Art

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D'jak Lang

Ministre de la culture à vie !
Et qui peut se faire une ligne et planer en songeant à la déliquescence de l'art de not' biau pays, dont il est le père destructeur.
Il y a eu le temps d'avant ce turluron, il n'y a plus rien aujourd'hui et pour demain, on suppute.
En fonctionnarisant les artistes, quelques-uns, très peu, en créant des officines gérées par des fonctionnaires qui décident "de quoi qui peut s'acheter et de quoi qui ne peut pas", en déstabilisant l'enseignement artistique, en …bon abrège.
C'est le foutoir !
Et l'élitisme fait son troulala.
Nous espérons qu'il aura sa statue et des funérailles nationales ou l'inverse.
Un jour chômé.
Et les bandelettes bien serrés pour protéger son embaumement des agressions perfides du temps.

03/10/2007

Les bouffons de l'art

Daniel Buren

Non, ne croyez pas ça, on ne lui en veut pas !
D'ab', on ne connaît qu'une infime partie de son œuvre immense.
Ses fumeuses colonnes dans les jardins du palais royal et un mât de cocagne en Avignoun, au centre d'un rond-point.
Flotte, au sommet du bout de bois, une foultitude de petits drapeaux effilochés aux couleurs passées.
C'est tout notre savoir sur le travail de cet artiste.
On s'excuse.

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29/09/2007

Les bouffons de l'art

Marcel Duchamp

Un drôle de gonze !
Un feignant qui a "inventé" les ready-made pour pas s'exténuer au boulot.
N'effet, suffit de choisir un objet quelconque, courant, du tout venant et de le décréter : "œuvre d'art" !
Simple.
Tu n'as pas à te cogner les prises de tronche de la recherche, les travaux d'approche, l'éxécution et le plantage trois fois sur deux concernant l'intérêt de ton œuvre.
Un bon plan.
Qui a suscité une multitude de vocations pour le glandage artistique.
On est en plein dedans.
Merci Cécel !

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