10/11/2007

Cons d'artistes (soliloques)

Perso, totalement ignoré par la victoire, je suis engloutite dans le boulot et le moindre coup de grelot me fait sombrement chier !
Sûr bill, je me fais des trips de gloire, mais ils restent à leur place, dans mon placard à rêves et sitôt sortis, sitôt rentrés, pour pas perturber grave le cours de ma grimpette artistique.
Pis, avoir l’obligation mondaine de se farcir les tronches grises de tous les décideurs de rien ! Un cauchemar que je tiens à distance de toute la force de mes biceps gonflés à l’épinard en boîte.
Digression, digression, lâche moi la grappe !
Encore quelques milliers de signes à tapoter sur le clavier de mon ordi’ portab’ ! 
Mais pourquoi m’inflige-je cette cilice ?
Pour la triste cohorte de ces cons d’artistes ; dont je suis !
Pas absolument triste, mais conne assurément, indubitablement et à tout jamais !
Picasso est un gros con ignare, dont la réussite, est éminemment suspecte !
Quoi, merde, il peint comme un garagiste et il fait outrageusement chier avec ses poses de génie de supermarché !
Guernica, une merde infâme et les demoiselles d’Avignon, une peinturlure pour stand de foire au cochon !
Pis, ses bonnes femmes, toutes plus connes que natures et totalement soumises à ce vieux satyre !
Et que des jeunesses !
Mais comment faisait-il donc, ce vieux bouc, pour les tomber ?
Y’en a même une qui gardait ses rognures d’ongles et ses cheveux coupés !
Une malade probab’.
Il a aussi rendu folle sa première bonne femme, une danseuse des ballets Diaguilev, une Russe.
Faut le faire, car ces meufs ont la réputation d’êtres solides, qu’on dit.
Bref, un gros beauf qu’aurait fait honneur aux supporters de l’OM et du PSG.
Et, il y a des tristes connards friqués, qui faisaient la queue dans l’antichambre de son atelier pour lui acheter, cher, très cher, ses innommables croûtes !
Et tous les musées du monde abritent ces flatulences de l’esprit du maître andalou !
Il a aussi dessiné le portrait de joseph Stal, le petit père fouettard des peup’s !
T’imagines ?
La totale et on passe sur le gros de la troupe de ses écarts d’humanité !
Ouais, y’a des artistes qui pensent ça de Picassiette !
Perso, non, pas tout à fait.
Faut dire que ce gonze de travers a pas mal concassé le fond et la forme de l’art, qu’après son passage, la création éprouve quelques difficultés structurelles, à reprendre le chemin de la route, ô con !
Balthus bafouillait, lors d’un entretien de fin d’vie, que le Pablo avait bousillé la peinture. Une image Balthusienne, bien barbouillée.
En indiquant, confidentiel, que le vieux clown lui avait acheté une peinture.
Et que par cette acquisition, il était, en quelque sorte, reconnu comme un homme de bon goût.
Par Balthus.
Faut suivre.
On lui doit, aussi, de nous faire sodomiser, par les tendances les plus impérialistes de l’art dit contemporain.
Il a tout inventé le vieux faune. Ou réinventé.
En peinture, en sculpture, en gravure, en dessin, et fait des performances et monté des installations, et minimalisé et conceptualisé.
Normal, qu’à c’t’heure, on rame.
Mais il a fait rêver et il fait encore rêver et il donne envie encore ici, là, tout de suite, à des générations de rapins, de se frotter la couenne à la peinture, à la sculpture, la gravure, au dessin et à toutes les déclinaisons de la création visuelle et plastique.
Allergique à donf au culte de la personnalité, je ne vois poindre, à l’horizon, qu’un amoncellement de merdes, pondues par d’illustres reconnus de l’art actuel.
Dont le plus éminent représentant pourrait-être ce triste con d’Andy Warrol et sa minable fabrique de nanars.
Un bâtard spirituel de Pablo.
Que l’histoire de l’art, si elle se refait une beauté, oubliera probab’, sauf que, cet imbécile malheureux aura été par un de ces coups tordus du destin, le découvreur de Michel Basquiat !
Merde ! Il faut dire merci à ce guignol !
Merci Guignol !
Dans le gris sans nuance qui badigeonne l’art actuel, le jeune haïtien se la ramène foldingue et nous en fout plein la tronche de couleurs qui rigolent, de traits et de taches, de griffures et de mots qui racontent la vie, sans maquillages superflus.
Ouais, y’en a encore qui vont hurler à la mort.
Calmos les mecs et saluez gentiment ce gamin qui a cramé sa vie pour nous la laisser en héritage.
Woui, mais y se droguait !
Woui, et il disait, à ce propos, que ses plus grosses merdes peinturlurées, l’étaient, quand il se défonçait total !
Et que les tarés gavés de thunes qui achetaient son travail, préféraient celles-ci, aux peintures qu’il barbouillait quand il était clean et, d’après Basquiat, un million de fois meilleures.
Twoua ?
C’est mieux, si tu possèdes une peinture de Basquiat, de dire à tes invités qu’elle a été peinte par l’artiste défoncé.
Ca excite les merdeux.
Tu dis Bacon ?
Ouais, encore un joyeux bâtard du maître de la Californie.
Que bien sûr et bien-entendu, mais sa connerie est à la mesure de sa démesure.
Le glauque en supplément et gratos.
Hormis ce quarteron réduit à un trio de cons, qu’en plus, ils l’ont tous glissé, reste que des miettes dans le potage de la chose artistique.
Il ne semble pas opportun de gloser sur les reconnus d’inutilité culturelle qui agitent leur prose dans le microcosme du Landerneau des arts visuels et plastiques actuels ; Ils assurent magistralement leur promo, pas besoin d’en rajouter.
Fin (provisoire ?) de c't'histoire de cons.

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