28/10/2007
Cons d'artistes (soliloques)
Mais au tréfonds de l’intérieur de nous, un criquet stridule qu’il y a un blème, que la création artistique ne peut pas se mener, avec sur le râble, un sac à dos bourré d’embrouilles administratives.
On a la nécessité, l’exigence de ne pas être entravés, dans notre travail de créateur, par les contingences maquées à tout ce qui relève des institutions, subventions, résidences, achats, commandes, expos… en faisant presto, pour ne pas y être encore, à Pâques ou à la trinité.
Tu vois l’esprit du truc ?
Sinon, t’arrêtes les frais et tu balances cet opuscule faisandé dans la poubelle affectée au papier, tu enfiles ton survêt’, tu chausses tes pompes de jogging et tu vas t’aérer les neurones sur le premier parcours de santé qui te saute au paf.
Ces circonlocutions prudentes exprimées, je reviens sur l’ouvrage, brodé aux armes du Snap cgt.
Qui a soutenu, de toute la puissance de son appareil, un spadassin aux pieds plats, avide de réduire la MDA à merci.
Sponsoring qui a fait flop !
Pas de pot pour les fins stratèges du turgescent Snap collé à la centrale de Montreuil-sous-bois.
Mais pourquoi cette assistance suicidaire, à un mec qui manque du moindre atome, de la plus infime parcelle de charisme. Que rien qu’à le regarder tu te sens transporté dans la BD de Morris, où officie un croque mort, clone du challenger malheureux à l’élection du CA de la MDA.
On ne veut pas sombrer dans le délit de sale tronche, mais dans ce cas de figure, il est difficile de s’abstraire de l’impact désastreux que son image et son discours produisent.
Regardez Starac’ camarades ou faîtes-vous un flash-back de Loft-story et vous aurez une chance au prochain tirage. On veut des "dirigeants"qui nous fassent oublier le cauchemar du quotidien, des souriants, des marrants, pas discoureurs, pas sentencieux, pas prétentieux, humains surtout et si possible.
Et si vous tenez absolument à mettre la main sur ce somptueux gâteau, à vous asseoir sur les bergères Louis XV de la rue Berryer, faîtes au moins l’effort de nous laisser croire que vous le voulez pour nous, notre bien présent et futur, par amour et un total altruisme.
Pourquoi t’est-ce donc que la majorité de nos congénères est-elle toujours berlurée par le blablabla des politiciens qui se gavent au banquet de la république ? Et bien, par ce qu’ils mentent et qu’elle les croit Pères Noël.
Le temps des mots d’ordre, des slogans, des : ce sont les autres les pourris et nous les honnêtes, plus personne n’a envie d’entendre ces pétarades, qui fleurent les relents fétides de l’agit’prop’.
Le petit peuple des artistes cultive à ce propos et à bien d’autres, un pessimisme salutaire.
Nous avançons, dans le passé récent de ce texte, que la tentative d’OPA sur la MdA est le fait d’un syndicat, le Snap Cgt.
Pas tout seul !
Dans les arrière-cours, et les couloirs de l’administration, en tapinois, une cohorte de fonctionnaires, des potes aux agitateurs syndicaux, s’active et magouille pour aider à la manœuvre.
Ils sont en place depuis… et les ministres passent, mais pas eux. Un réseau dédaléen, inintelligible et mystérieux s’étend, tel le smog britannique, sur la « culture » et masque les turpitudes de ces bureaucrates appointés, avatars de la fonction publique.
Ils se répliquent, se dupliquent, copies, doubles, clones, en un cycle immuable et sans fantaisies.
Ils sont gris et pourtant, ce sont eux qui président, avec déterminisme, au destin de la création visuelle ou plastique d’not’ biau pays.
Et ils disposent, pour jouer à leurs petits jeux malsains, de dotations financières considérables qu’ils dilapident avec un joyeux entrain, en alimentant les comptes d’épargnes des artistes dont le profil est en adéquation avec leur inclination pour telle ou telle tendance, ou mouvance, de l’art labellisé "contemporain ".
Mais ce jeu ne couvre pas assez de terrain ; leur appétit de pouvoir est féroce, ils sont insatiables aussi, dans cette partie qui consiste à contrôler tout rassemblement de plus de deux artistes, qui échappe à leur emprise.
On a la nécessité, l’exigence de ne pas être entravés, dans notre travail de créateur, par les contingences maquées à tout ce qui relève des institutions, subventions, résidences, achats, commandes, expos… en faisant presto, pour ne pas y être encore, à Pâques ou à la trinité.
Tu vois l’esprit du truc ?
Sinon, t’arrêtes les frais et tu balances cet opuscule faisandé dans la poubelle affectée au papier, tu enfiles ton survêt’, tu chausses tes pompes de jogging et tu vas t’aérer les neurones sur le premier parcours de santé qui te saute au paf.
Ces circonlocutions prudentes exprimées, je reviens sur l’ouvrage, brodé aux armes du Snap cgt.
Qui a soutenu, de toute la puissance de son appareil, un spadassin aux pieds plats, avide de réduire la MDA à merci.
Sponsoring qui a fait flop !
Pas de pot pour les fins stratèges du turgescent Snap collé à la centrale de Montreuil-sous-bois.
Mais pourquoi cette assistance suicidaire, à un mec qui manque du moindre atome, de la plus infime parcelle de charisme. Que rien qu’à le regarder tu te sens transporté dans la BD de Morris, où officie un croque mort, clone du challenger malheureux à l’élection du CA de la MDA.
On ne veut pas sombrer dans le délit de sale tronche, mais dans ce cas de figure, il est difficile de s’abstraire de l’impact désastreux que son image et son discours produisent.
Regardez Starac’ camarades ou faîtes-vous un flash-back de Loft-story et vous aurez une chance au prochain tirage. On veut des "dirigeants"qui nous fassent oublier le cauchemar du quotidien, des souriants, des marrants, pas discoureurs, pas sentencieux, pas prétentieux, humains surtout et si possible.
Et si vous tenez absolument à mettre la main sur ce somptueux gâteau, à vous asseoir sur les bergères Louis XV de la rue Berryer, faîtes au moins l’effort de nous laisser croire que vous le voulez pour nous, notre bien présent et futur, par amour et un total altruisme.
Pourquoi t’est-ce donc que la majorité de nos congénères est-elle toujours berlurée par le blablabla des politiciens qui se gavent au banquet de la république ? Et bien, par ce qu’ils mentent et qu’elle les croit Pères Noël.
Le temps des mots d’ordre, des slogans, des : ce sont les autres les pourris et nous les honnêtes, plus personne n’a envie d’entendre ces pétarades, qui fleurent les relents fétides de l’agit’prop’.
Le petit peuple des artistes cultive à ce propos et à bien d’autres, un pessimisme salutaire.
Nous avançons, dans le passé récent de ce texte, que la tentative d’OPA sur la MdA est le fait d’un syndicat, le Snap Cgt.
Pas tout seul !
Dans les arrière-cours, et les couloirs de l’administration, en tapinois, une cohorte de fonctionnaires, des potes aux agitateurs syndicaux, s’active et magouille pour aider à la manœuvre.
Ils sont en place depuis… et les ministres passent, mais pas eux. Un réseau dédaléen, inintelligible et mystérieux s’étend, tel le smog britannique, sur la « culture » et masque les turpitudes de ces bureaucrates appointés, avatars de la fonction publique.
Ils se répliquent, se dupliquent, copies, doubles, clones, en un cycle immuable et sans fantaisies.
Ils sont gris et pourtant, ce sont eux qui président, avec déterminisme, au destin de la création visuelle ou plastique d’not’ biau pays.
Et ils disposent, pour jouer à leurs petits jeux malsains, de dotations financières considérables qu’ils dilapident avec un joyeux entrain, en alimentant les comptes d’épargnes des artistes dont le profil est en adéquation avec leur inclination pour telle ou telle tendance, ou mouvance, de l’art labellisé "contemporain ".
Mais ce jeu ne couvre pas assez de terrain ; leur appétit de pouvoir est féroce, ils sont insatiables aussi, dans cette partie qui consiste à contrôler tout rassemblement de plus de deux artistes, qui échappe à leur emprise.
(À suivre)

10:25 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : administration, art contemporain, camarades
19/10/2007
Cons d'artistes (soliloques)
La réussite, la notoriété, la gloire, requièrent une aptitude affirmée à l’accommodement et les piétons de l’art possèdent cette qualité injustement décriée par quelques idéalistes décrépis, à un point tel qu’aucune unité de poids et de mesure ne peut en apprécier exactement le titre.
Si une expo perso oblige l’exposant à arrêter son choix sur un nombre restreint de ses travaux, à procéder à une sélection plus ou moins rigoureuse de ceux-ci afin que le regard d’un éventuel client ne soit pas brouillé par une trop grande diversité de propositions, l’expo collective relève à ce propos, de la quadrature du cercle.
L’espace disponible avance sa hure de travers et provoque immédiatement un charivari de : "c’est moi qui y serait, c’est pas ta place, c’est la mienne, ôte toi de là que je m’y mette" !…
On essaye de passer prestement sur ces péripéties, pour ne pas ternir d’avantage la photographie jaunie du portrait de l’artiste.
La préséance est à la une ! Mais à sens unique, unilatéralement, chacun pour son ego et que dalle pour les "copains". Non mais !
Et l’empoignade ne cessera pas, plus, jamais, et l’expo collective décrochée, les accrocheurs remâcheront éternellement leur rancœur à l’endroit et à l’envers des autres.
Mais avant cette fin tristounette, ils se seront disputés à propos du format des œuvres, du style, de l’encadrement, de la technique, du prix, du catalogue et de la place accordée à leurs travaux, de la qualité de leur reproduction, de la mise en page, des cartels d’invitation, des affiches, du buffet, de la liste des invités et d’une infinité d’autres vétilles, toutes d’une importance inouïe, susceptibles de les crucifier, au minimum.
Évidemment, une certaine inégalité de résultat se pointe au rapport, à l’expiration du temps de l’exposition. Des ont vendu honorablement, des moins, des peu, des presque rien, des rien du tout et avec un peu de malchance espiègle, une ou deux œuvrettes ont été dérobées ou endommagées.
On compte, on recompte, on additionne, on soustrait, on multiple, on extrapole, on fait une risette ou la gueule, mais personne ne se grandit à pratiquer ces exercices comptables. Et le petit épicier qui fait la sieste dans les intérieurs douillets de l’artiste, son porte-mine derrière l’oreille et la calculette dans le creux d’une paume, droite, gauche, selon, pour se livrer à la gymnastique corrective des comptes à rebours.
C’est loin, très loin de l’imaginaire populaire qui pare, cette gentille parentèle poujadiste, de vertus qu’elle ignore tels : l’altruisme, la rêverie, l’audace, et le non-conformisme.
Mais, tout ce qui approche "l’Art" est au-delà de ce que l’imagination la plus effrénée peut concevoir.
Telle fondation, qui regroupe plusieurs legs "dévolus aux artistes", illustre spectaculairement ce propos en dévoyant de manière sournoise, les desseins qui ont présidé à la dévolution de ces dons.
Le ton est donné par son président qui, lors d’une séance de son conseil d’administration, émet ce point de vue sur les artistes à propos d’un bâtiment prestigieux que ceux-ci occupent pour des manifestations telles, que des expositions de leurs œuvres : "C’est trop beau pour les artistes !"… Et si les administrateurs d’une telle entité sont tous des gens honorables, sur le papier, leurs actions, les manipulations, les détournements dont ils sont des promoteurs zélés, concourent tous, à l’escamotage du véritable usage que l’on doit faire des legs.
La désorganisation remarquable des artistes, pour la défense de leurs droits, ne les aide pas face à la prévarication qui fait son fromage des héritages légués par de généreux donateurs.
Il ne s’agit pas de l’enrichissement personnel des responsables chargés de l’administration de la fondation, non… mais des libertés dont ils usent dans leur gestion d’icelle.
Les représentants des artistes, académiciens des beaux-arts le plus souvent, sont des vieux schnocks qui font uniquement de la figuration, quant aux autres, ce sont tous des cooptés. Un beau cas de figure d’organisation démocratique…
Une maison de retraite gérée par cette fondation et qui doit accueillir des artistes âgés ou dans la précarité selon ses statuts, est investie par des vieux friqués dont la descendance ne doit pas supporter qu’un tel lieu, une gentilhommière du dix-huitième siècle, le cul posé dans un parc de dix hectares, soit uniquement dévolue au farniente de ces pouilleux d’artistes…
Si une expo perso oblige l’exposant à arrêter son choix sur un nombre restreint de ses travaux, à procéder à une sélection plus ou moins rigoureuse de ceux-ci afin que le regard d’un éventuel client ne soit pas brouillé par une trop grande diversité de propositions, l’expo collective relève à ce propos, de la quadrature du cercle.
L’espace disponible avance sa hure de travers et provoque immédiatement un charivari de : "c’est moi qui y serait, c’est pas ta place, c’est la mienne, ôte toi de là que je m’y mette" !…
On essaye de passer prestement sur ces péripéties, pour ne pas ternir d’avantage la photographie jaunie du portrait de l’artiste.
La préséance est à la une ! Mais à sens unique, unilatéralement, chacun pour son ego et que dalle pour les "copains". Non mais !
Et l’empoignade ne cessera pas, plus, jamais, et l’expo collective décrochée, les accrocheurs remâcheront éternellement leur rancœur à l’endroit et à l’envers des autres.
Mais avant cette fin tristounette, ils se seront disputés à propos du format des œuvres, du style, de l’encadrement, de la technique, du prix, du catalogue et de la place accordée à leurs travaux, de la qualité de leur reproduction, de la mise en page, des cartels d’invitation, des affiches, du buffet, de la liste des invités et d’une infinité d’autres vétilles, toutes d’une importance inouïe, susceptibles de les crucifier, au minimum.
Évidemment, une certaine inégalité de résultat se pointe au rapport, à l’expiration du temps de l’exposition. Des ont vendu honorablement, des moins, des peu, des presque rien, des rien du tout et avec un peu de malchance espiègle, une ou deux œuvrettes ont été dérobées ou endommagées.
On compte, on recompte, on additionne, on soustrait, on multiple, on extrapole, on fait une risette ou la gueule, mais personne ne se grandit à pratiquer ces exercices comptables. Et le petit épicier qui fait la sieste dans les intérieurs douillets de l’artiste, son porte-mine derrière l’oreille et la calculette dans le creux d’une paume, droite, gauche, selon, pour se livrer à la gymnastique corrective des comptes à rebours.
C’est loin, très loin de l’imaginaire populaire qui pare, cette gentille parentèle poujadiste, de vertus qu’elle ignore tels : l’altruisme, la rêverie, l’audace, et le non-conformisme.
Mais, tout ce qui approche "l’Art" est au-delà de ce que l’imagination la plus effrénée peut concevoir.
Telle fondation, qui regroupe plusieurs legs "dévolus aux artistes", illustre spectaculairement ce propos en dévoyant de manière sournoise, les desseins qui ont présidé à la dévolution de ces dons.
Le ton est donné par son président qui, lors d’une séance de son conseil d’administration, émet ce point de vue sur les artistes à propos d’un bâtiment prestigieux que ceux-ci occupent pour des manifestations telles, que des expositions de leurs œuvres : "C’est trop beau pour les artistes !"… Et si les administrateurs d’une telle entité sont tous des gens honorables, sur le papier, leurs actions, les manipulations, les détournements dont ils sont des promoteurs zélés, concourent tous, à l’escamotage du véritable usage que l’on doit faire des legs.
La désorganisation remarquable des artistes, pour la défense de leurs droits, ne les aide pas face à la prévarication qui fait son fromage des héritages légués par de généreux donateurs.
Il ne s’agit pas de l’enrichissement personnel des responsables chargés de l’administration de la fondation, non… mais des libertés dont ils usent dans leur gestion d’icelle.
Les représentants des artistes, académiciens des beaux-arts le plus souvent, sont des vieux schnocks qui font uniquement de la figuration, quant aux autres, ce sont tous des cooptés. Un beau cas de figure d’organisation démocratique…
Une maison de retraite gérée par cette fondation et qui doit accueillir des artistes âgés ou dans la précarité selon ses statuts, est investie par des vieux friqués dont la descendance ne doit pas supporter qu’un tel lieu, une gentilhommière du dix-huitième siècle, le cul posé dans un parc de dix hectares, soit uniquement dévolue au farniente de ces pouilleux d’artistes…
(À suivre)

09:40 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : exposition perso, fondation, art, non conformisme, administration, œuvre