16/03/2008

Piège à cons.

En ce jour d'élections piège à cons, des p'tits bouts d'papier vont s'entasser dans des boîtes fendues, qui s'ront vidées d'leur contenu qui sera décompté sous l'œil torve des scrutateurs d'service.
M'sieur ou m'dame Machin gagnera le jackpot a'ec sa p'tite équipe de branleurs et tout ce beau linge va se goinfrer une mandature sur des promesses bidons.
Plus de logements sociaux, plus de transports en commun, plus d'écoles, de crèches, de maisons de retraite, d'hôpitaux, de médecins...
Les mêmes à chaque scrutin.
Depuis...
Voyez les dernières présidentielles...
Les législatives qui ont suivies...
Y'a toujours beaucoup de postulants pour ces p'tits boulots ingrats.
La peur du chômage probab'.
Pourtant ils le disent tous.
C'est vacheté craignos comme job.
Une sorte d'espèce de sacerdoce.
S'ils le disent...
Donc ils vont au sacrifice la fleur au fusil.
Et ils ne s'en lassent pas.
Ils se représentent toujours.
Et de préférence à plusieurs mandats.
Municipal, cantonal, régional, législatif, sénatorial, ministériel, présidentiel !
Sans compter tous les trucs qu'on peut gratter, ici, là, ailleurs.
Mais l'peup' y croit encore, de moins en moins au sus et au vu de l'abstention, mais toujours trop.
Et ces m'sieurs et dames mandatés peuvent la coincer peinard.
Pas d'main l'grand soir.
Qui balayera ces racailles.
Les enverra goûter aux trois huit, à la récolte des agrumes dans les latifundas du sud d'la France et toutes ces joyeusetés que ceux d'en d'sous se gavent toujours et encore.
Pis aussi des virons à l'ANPE, un p'tit concubinage a'ec le RMI.
Une expulsion d'logement en happy end.
Comme toutes celles, plus de 100 000 qui vont faire la teuf dès que l'printemps va montrer sa trogne mutine.
Des familles su' l'trottoir, éjectées par les keufs en grande forme après c'hiver de chiotte.
Plus de logement, qu'il brame le postulant à une mandature.
Depuis son poulailler d'luxe.
C'est vrai qu'on remarque peu de représentants d'c't'engeance a'ec leurs meub's su' l'trottoir.
Mais du haut en bas ou l'inverse de l'échelle du pouvoir, ils jurent tous, leur grosse pogne boudinée sur le cœur, que c'est classe la crise du logement.
Ils ont tout fait, ils font tout, il feront tout et encore bien plus pour que plus jamais une famille se prépare à border son lit dans l'caniveau.
Allez, bonne bourre les mecs, tous aux urnes, c'est bon de s'faire fleurir le prose.
On en redemande !
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12/03/2008

"Bal" à l'Élysée

Une réception quoi.
En l'honneur d'un dirigeant colonialiste Israëlien.
Fastueux raout !
Fracs et robes du soir, bijoux assortis, façon défilé d'mode.
A'ec la photo souv'nir su' l'perron du pavillon d'banlieue élyséen.
Le nain présidentiel et sa grosse encadrant le tonton macoute sioniste.
Un choc télévisuel dans un p'tit journal mutin.
C't'étalage de gogos d'luxe, et qui n's'en cachent pas, ministres, députés, vedettes du spectac' et autres grenouilles du pouvoir, fout la gerbe.
Y'a pas d'misère dans c'biau pays, tous ses joyeux habitants crèchent dans l'acajou et pètent dans la soie sauvage.
L'niveau d'vie s'améliore d'jour en jour, et les p'tits vieux savent plus où stocker le surplus d'l'eur retraite.
Les enfants, toutes classes sociales confondues, bouffent à suffisance et ont toutes leurs chances dans la grande compète scolaire.
Et ainsi pour tout ce qui jadis empêchait d'se faire une chouette vie.
Et tout ça à cause de ces putains d'socialo-communisss !
Qu'ont foutu l'pays à sac !
Ouvert les frontières à tous les crevés d'la planère, qu'aujourd'hui l'Hortefeux d'boué doit renvoyer, malgré lui, cette chienlit d'oùsqu'elle se ramène.
Et sûr, il en crève l'pauv' minisss.
Bref, toutes les occases sont bonnes pour les huppés de faire la foiridon.
Montrer au peup' que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes politiques.
Pis qu'en fait, l'populo, il aime bien regarder la joncaille et les t'nues d'soirée.
L'est bon enfant et, qu'sur un croûton d'pain récupéré dans la poubelle du boulanger, l'odeur de la cuisine bourgeoise, ça le fait pour l'tartiner.
À part, la Gauche n'a pas gagné ce premier tour des élections municipales et cantonales.
Par contre la Droite SI !
Aucun doute n'est permis !
Non mais !
Pis, d'toutes façons, c'est l'Président qui gouverne, alors...
Rien à battre des hauts et des bas d'sa popularité.
On doit se l'gaver cinq ans !
P'têt...

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29/10/2007

Cons d'artistes (soliloques)


La MdA !
Plus de quinze mille adhérents ressassons nous pour la … fois.
Un tibia de tyrannosaure rex à ronger qui échappe, encore et toujours, à leur mandibules surdimensionnées.
Ils compulsent fébrilement leurs fichiers, les biographies de leurs affidés, toutes les infos susceptibles d’aider à la réalisation de leur funeste projet et ils sélectionnent, après une méditation profonde, un olibrius qui conjugue la connerie à tous les temps de la grammaire, conjugaison régulière et irrégulière, active, passive ou pronominale.
Ils le briffe, le dote, et l’envoi au front avec une unique consigne : se faire la Maison des Artistes.
Par quels moyens ? Selon quelles méthodes ? Tous les moyens et encore plus de méthodes, la fin rapide et irréversible, de l’indépendance crasse de cette poufiasse, étant la légitimation du résultat.
Dans un premier temps, il se porte candidat-président à l’élection organisée pour le renouvellement du CA de La MdA.
Il se plante.
Deuxième temps, il dépose une plainte auprès de la juridiction compétente, pour interprétation illégale des statuts concernant le vote par correspondance.
Il gagne sur la forme et les élections sont annulées.
Troisième, quatrième, cinquième… procès, le compte scrupuleux de ceux-ci s’échappe par la porte de service de la salle d’audience tandis que la trésorerie de la MdA, administrée par une pétasse qui confond association et entreprise capitaliste, se paye une tronche d’anorexique en phase terminale ; réélection, et re-flop du poisson pilote de l’administration. Sboing.
On a déjà évoqué ce bousin dans la ligne de front de ce pensum, on ne va pas en rajouter trop, sinon que le père la scoumoune a aussi, dans ses manœuvres douteuses d’appropriation, mis en cause l’intégrité du président dont il convoitait la chaise à porteur.
Un des arguments spécieux, mis en avant toute, dans le galimatias d’allégations émises par l’écarté du pouvoir : Le président de la maison des artistes, doit en être un !
Il a gagné, pour une fois, et le nouveau singe de la MdA est un artiste peintre.
Je ne suis pas persuadé que ce sera une évolution « historique » ; l’altruisme souffrant, dans le microcosme artistique, d’une grave pénurie de main-d’œuvre.
Et, un des premiers agissements du new leader, a été une tentative d’appropriation d’un projet, initié par une minuscule association d’artistes.
Hé ! On est pas des cons si cons !
Et, c’est un rapin du groupuscule incriminé, qui a empêché cette action malhonnête de se concrétiser en s’affrontant à tout le conseil d’administration de la MDA, nouvellement élu, qui l’auditionnait…
On a gagné ! On gagné !
Néanmoins, on ne va pas rester, la bouche ouverte, sur ce constat d’un succès, certes mémorable, mais qui ne doit cependant pas occulter, les traquenards imprévisibles d’un futur problématique.
Il faut toujours s’attendre à l’inattendu.
 
(À suivre)
 
 
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21/04/2007

ÉLECTIONS, PIÈGES À CONS !

Votez pour moi, chuis l'meilleur !
Non ! C'est moué l'plus mieux !
Aqueu non, je suis tellement si au dessus qu'y faut m'élire !!!
La France, je la tète depuis mon enfance ! Je suis la France !
C'est moi l'élu !...
Blablabla.
On les a sur les endosses depuis...
Ils sont partout !
Impossible de s'esbigner ! Alors, merde, on va vous le faire payer gras les mecs !
Vos bulletins, vous allez vous les bouffer, sans respirer !
Le survivant de ce gavage, s'il y en a un, servira d'exemple expiatoire à ceux qui voudraient remettre le couvert.
Pas b'soin d'président, d'gouvernement, d'tous ces p'tits escrocs ordinaires qui n'agissent qu'à leur guise en
s'foutant d'nous et d'nos besoins !
On f'ra la révolution !
Y'a pas d'aut' solution !

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