01/12/2009
Faut plus d'tout ça, faut plus de rien !
D'mosquées, d'minarets,
d'églises, de clochers,
de temples, de synagogues,
font chier !
La votation Helvète contre
l'édification de minarets dans
la patrie de Guillaume Tell et
du chocolat au lait et aux
noisettes entières, fait béer
la boîte de Pandore et tous
les faiseux d'balablas faisandés
en profitent pour monter aux
créneaux !
Et déblatérer sans respirer
sur tout le mal, tout le bien,
et toutes les concetés habituelles
sur le sujet.
Du minaret.
Ce qui laisse aux xénophobes
et aux démagos un boulevard
pour faire rouler leurs caisses.
Chargées au-delà du poids
réglementaire de toutes les plus
sombres conneries qui se
colportent sur l'identité nationale
d'ici ou de là-bas.
Qu'on repasse en exclusivité le
film de la révolution de quatre-
vingt-neuf !
Qu'on re-nationalise tous les lieux
de culte et qu'on les re-fourgue
à l'encan comme biens nationaux.
Même gratos !
Pour reloger les sans-abris,
comme maisons de quartier, MJC,
bibliothèques, ateliers d'artistes,
crèches, maisons de retraite...
Tu peux compléter la liste cama-
rade, camarade.
Marre des curaillons de toutes les
confessions !
Qu'on les foute au turbin dans
les usines, les fermes, les restaus
du cœur ou à la circulation.
Qu'ils apprennent un peu, beau-
coup à transpirer.
Le chagrin ça peut se partager.
Même et surtout en période de
crise.
Ainsi sera clos un chapitre sanglant
de l'histoire de l'humanité.
Non les curetons, mollah, rabbins et
autres pasteurs, nous n'oubliions
pas les millions de morts de vos
génuflexions.
De vos alliances crapuleuses avec
les puissances qui nous écrabouillent
depuis trop longtemps.
Pour le bénéfice de vos panses,
par pour celui de vos connardes
d'ouailles.
Dont vos Dieux bénissent les épées.
Nous c'qu'on veut bande de nœuds,
c't'un temps des c'rises ad vitam
aeternam !
Ousque "les belles auront la folie
en tête et les amoureux du soleil
au cœur !"
Pas plus, pas moins !
Du reste, de tout l'reste, on s'en bat !
Total !
Remballez vos Deo gratias,
Wa lā gāliba illā-llāh,
vos sh'ma yisroel et autres
fariboles de fêtes paroissiales.
Et joignez vous à nos flon-flons
d'guinguettes.
"Quand on se promène au bord de l'eau,
Comme tout est beau...
Quel renouveau..."
Chantait Gabin.
Et y'avait pas d'morts à la fin du refrain...

20:15 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : minaret, musulman, identité nationale
30/11/2009
La bouseuse.
Qu'alle est des tréfonds d'une
cambrousse ousque la bouse
n'fait pas tapisserie.
Et où les trous de balles des
ruminants locaux ne font pas
dans la rétention d'caca."
Alors alle fait la tournée des po-
potes pour se ramener d'la ma-
tière première à trifouiller.
Car alle sculpte !
Ouaip, comme j'le dis.
Mais c'qu'il faut qu'j'ajoute,
pour pas faire l'hermétique,
c't'avec le brun des vaches
que c'te meuf fait son p'tit
business d'artisss...
En prem', elle fabrique des
vacheries.
Des p'tites, des grosses, des
assises, des couchées, su' l'vent'
su' l'dos des à genoux, hibou,
caillou, chou, enfin dans toutes
les postures imaginables ou
pas d'une sorte de kâmasûtra
animalier..
Pis des autres bestioles, pis
aussi des humains.
Et pour ces derniers, les associer
dans leur représentation à de
l'excrément animal ne manque pas
de "saveur"...
Surtout d'une des plus communes, des
plus humbles, des plus utilisées aussi.
Pour son lait, sa viande, ses veaux,
sa peau...
Et la publicité d'une crème de fromage
qui rit...
Un paisible ruminant qui ne semble
pas vraiment inspirer l'artiste lambda.
Sauf pour le débiter et l'exposer
comme une œuvre d'art...
Un des pas de l'oie de Damien
Hirst...Qui doit sa célébrité chez les
gros friqués blasés à ce genre
de facétie macabre.
Mais pas d'ça Lisette dans le taf de
not' bouseuse préférée.
Alle aime les bêtes qu'alle modèle.
A'ec les déjections bovines.
Et cela peut se ressentir.
Pis, alle ne surf pas sur la vague
de l'art singulier ou brut.
Que nenni.
Sa facture est classique.
Un travail d'épure.
Délicat, en harmonie avec la
finesse de la texture de son
matériau naturel.
La bouuuuuse !
Pis elle produit tout un discours
Sur la qualité du produit.
Qui varie en couleur suivant les
parcours herbeux, p't'êt' les saisons
et le système digestif des vaches.
La vache !
M'enfin, c't'une belle rencont'.
Une jeune artisss qui s'prend pas
la tronche et qui fait.
Qui rit, qui cause, qui installe dans
son périmètre quelque chose qui
donne de la joie d'vivre.
Pareille que son travail.
Que les parigots têtes de veaux
peuvent se gaver chaque fin de
semaine à la Bastoche le Sam'di
et à Montparnasse le Dimanche.
Pour ses congénères bouseux ou
provinciaux, y'a son site que j'vous
communique vach'té généreusement
à la fin d'ce pensum rural.
J'tez y un œil.
Ou les deux pour êt' plus sûr de
tout comprend'.
Meuuuuuh.
http://www.carolosculpture.fr

13:46 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : bouse, ruminant, cambrousse, bouseux, sculpture
26/11/2009
L'Infante aux pieds nus.
Et si je connais, moi, une fleur unique au monde,
qui n'existe nulle part, sauf dans ma planète,
et qu'un petit mouton peut anéantir d'un seul coup,
comme ça, un matin, sans se rendre compte de
ce qu'il fait, ce n'est pas important ça !
Antoine de Saint-Exupéry.
Non, j'vais pas te gaver
a'ec un pouême
nazebroque.
Un truc dégoulinant,
du loukoum moisit,
de la glande lacrymale
qui fait la r'tape.
Juste te causer d'une
p'tite môme aux pieds
nus.
Qui r'fusait d'se saboter
les arpions.
D'ces grosses galoches
qui écrasent le peton
délicat d'Ninie.
Non, alle n'est pas blanche
et grasse comme un nid et
pourtant.
Malgré, alle pourrait y r'sembler
à la frangine chantée par Bruant.
Sauf qu'alle fait dans l'verbe
plutôt que l'trottoir.
C'pas une marmite.
Mais alle gazouille, alle
gazouille.
Un Rossignol qui marque
son territoire en sifflant.
Des histoires qui r'semb'
à des embrouilles d'artistes.
Qui maquillent des images
anciennes pour en faire des
neuves.
D'la magie.
Sans paillettes.
Juste des notes ed musique.
Des ré, mi, fa, sol, la, si, do
qui s'égrainent au vent
d'l'histouère de l'art.
Et qui nous enchantent.
Des Milles et une nuits sans
Camarde au bout d'la sorgue.
Ouaip, c't'une p'tite princesse
aux pieds nus, un exemplaire
unique qui n'porte pas le fer
d'une marque ed fabrique.
Et qui, p'têt', semblab' au p'tit
prince de Saint-Exupéry, va s'en
r'tourner su' sa ch'tite planète
un d'ces matins, un d'ces souèrs,
va savouèr...
Et que j's'rai, qu'on s'ra comme
des pauv's cons à s'crever les
chasses à force de scruter
l'firmament à la r'cherche d'son
pied-à-terre.
À esgourder sans magnes su'
Radio Libertaire, l'émission
Artracaille, la dernière.
En te téléportant su' :
http://artracaille.blogspot.com

12:04 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : princesse, saint-exupéry, planète, bruant
