21/07/2009
Mort au vioques !
Ça s'est passé du côté d'Argenteuil.
J'crois.
Deux p'tits vieux.
Qui se ram'naient pépères vers
leurs soixante-dix berges.
Y sont interpellés par les archers
du Roi.
Pis chais pas pourquoi, tabassés.
L'un deux en a clamsé.
Soixante-neufs balais aux cerises.
Les deux étrons responsables du
massacre sont toujours dans le
business du "maintien de l'ordre".
D'exécuter les p"tits vieux ?
Y puaient p't'êt' ?
Ou bien ils crachaient un vieux
jus d'chique ?
Devenu insipide à force d'être tété.
Ou...?
On n'sait pas vraiment.
Bien sûr des "gens" se mobilisent
pour que c't'histoire de cons n'soit
pas enterrée.
Messe...
Dans c'pays où la chasse aux
sans-papiers est devenu le sport
favori des casques à pointe, quelle
différence entre eux et des vieux
birbes qui traînent leurs charentaises
su' l'bitume d'Argenteuil.
Dans c'pays où les bavocheries
d'un bourre sont des paroles
d'évangiles.
C't'à dire sacrées.
Dans c'pays où ces nervis sont
accros au rendement.
Imposé par le p'tit trou d'bitte qu'a
arnaqué c'pays en s'faisant passer
pour un "démocrate".
Et ainsi gagné l'droit d'nicher dans
les palais d'la République.
Et de s'gaver d'nos thunes.
Ô mânes des sans-culottes de 93 !
Si que vous r'veniez pour y'en fout'
un dans l'cul.
D'vos sabots ferrés !
Bien planté profond dans l'beignet
canadien.
Et lui r'faire le coup d'la veuve.
Avec sa couineuse dans l'lot.
Non, j'déconne.
La peine de mort est abolie.
Et c'est tante mieux.
Quoique...
Non, ta gueule !
Y'a pas d'quoique!
Qu'à en causer tu risques de
donner des idées aux chasseurs
de sans-papiers et aux tueurs de
p'tits vieux.
Ou pire de t'mettre à leur niveau
de cul d'basse fosse.

11:53 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tabassage, république, sans-papiers, vieux
19/07/2009
L'insurrection, c'est quand ?
La Déclaration des droits de l'homme
et du citoyen de 1793 énonce en son article 35 :
« Quand le gouvernement viole
les droits du peuple, l’insurrection est,
pour le peuple et pour chaque portion du peuple,
le plus sacré des droits et le plus indispensable
des devoirs ».
Tu t'réveilles à peine.
T'es là, le cul sur une chaise
devant ton ordi.
Message urgent du RESF.
Tu t'dis merde !
La vache !
C'est un Dimanche matin pourrit.
Y sont tous pourris.
Celui-là l'est un peu plus.
Non, beaucoup plus.
Infiniment plus.
Une pét' à signer.
Un mail à envoyer.
J'ai pas l'courage.
Plus l'courage.
Pardon Juean Ronel SAN LOUIS.
Pardon !
T'sais, c'est pas pasque j'ai peur de
ceci ou de cela, non.
Mais une nausée de toute cette merde.
De cette puanteur d'égout qui nous fait
suffoquer.
Qui s'exhale des contorsions du sieur
Besson, très, très haut commissaire
aux expulsions.
Oui, flic, pas minisss.
Quoique la différence est si ténue.
T'es Juean Ronel un parmi des milliers.
Des millions ?
Aussi important qu'eux tous réunis.
Mais comme j'te dis, chuis paralysé.
Par l'effroi, la honte, de vivre à côté
de toi, de vous tous les expulsés
pour cause de misère et d'audimat
du ministère.
Sans pouvoir faire autre chose que
signer des pétitions.
Je sais, c'est important.
Mais plus pour moi.
Je crois qu'il faut passer à une autre
forme d'action.
Plus radicale.
T'imagines les blaireaux d'la France
de Pétain et d'Laval en train de balancer
des pétitions pour protester contre
les convois de la mort qui tchoutchoutaient
vers l'Allemagne nazie ?...
P'têt' que cela aurait donné une bonne
conscience à l'histoire d'not biau pays.
Mais j'ai comme un doute sur l'efficacité
de la démarche.
Et je ne peux pas empêcher mon esprit
dégradé de comparer c'qui s'passe aujourd'hui
a'ec l'passé que j'évoque plus haut.
Les mêmes rats d'égout sont au pouvoir.
Et y s'font les dents en expulsant, c'est-à-dire
en envoyant vers la mort des êtres humains
sans papier.
Dérisoire.
Sans ce PQ tamponné t'es rien.
Même pas humain.
Drôle de conséquence de l'évolution.
Darwin en serait su' l'fondement.
On dit, par ici, par là, que l'insurrection
se ramène.
Ouaip, mais à un train de sénateur.
Faudrait qu'elle se mette un doigt dans l'prose
l'insurrection.
Qu'alle attende pas qu'on nous ait tous suicidés.
Pasque de c'côté, y s'démènent les bouffeurs
de liberté.
Les déglingueurs de démocratie.
Managés par un p'tit trou d'bitte mégalomaniaque.
Qui prend son son cul pour une trompette
et sa quéquette pour une sucette.
Mais j'm'emporte, j'm'emporte !...
Non, je hurle à la mort !
J'ai les crocs qui grincent.
Alors copains, camarades, amis,
on s'la fait c't'insurrection !...
Ou alle reste une utopie.
Bien planquée en nos intérieurs mités.
Mais gaffe à ce que notre pusillanimité
ne favorise l'émergence d'un régime
qui après les ratonnades d'aujourd'hui,
assassinera demain une autre, d'autres
Natalya Estemirova.
Plus simple que la concertation.
Là, je dérape carrément.
Vraiment ?
Juean Ronel SAN LOUIS est en cours d’expulsion.
Il sera mis à 12 heures sur un avion à destination
de Point-a-Pitre pour être ensuite conduit en Haïti.
Il aurait du être libéré ce soir à 16h55.
Un avion rempli de touristes et de vacanciers
qui rentrent au pays pour arracher un père à
ses deux enfants, l’idée est jolie, on dirait du
Carla Sarkozy.
Juean Ronel SAN LOUIS est arrivé en France
il y a 8 ans et réside à Colombes (92)
avec sa compagne Cinette.
Le couple a deux enfants nés en France,
Kienly et Kathie. L’aîné, Kienly, entrera
à l’école Buffon en septembre.
Si leur père est expulsé, la mère des deux
enfants et les enfants eux-mêmes se
trouveront dans le dénuement le plus total.
Outre l’inhumanité désolante de ces expulsions,
ce sont des stupidités sans borne : alors que
le père travaillait, nourrissait sa famille et
élevait ses enfants, son expulsion va
gravement traumatiser les enfants et mettre
toute la famille à la charge de la collectivité.
Inhumains et imbéciles, ce sont les promoteurs
d’une telle politique.

12:46 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : insurrection, morts, pourris, ministre
