24/03/2009

V'là l'Printemps qui s'ramène !...

Qu'alle me dit une copine qui m'demande
pourquoi qu'j'en cause pas.
Heu...
Ben, twouas, plusque l'temps s'rabougrit,
plusque j'ai rien à dire.
À écrire.
Si, pas d'soucis, j'pense encore un peu.
Que par exemp' j'ai pas l'envie d'causer
dans l'poste.
Ben ouais qu'tu t'réponds en toi-même.
Mais à part ?
Pas grand-chose.
Tiens, si, un truc en magasin.
Sur la dernière pétarade syndicale et
unitaire.
Que j'te liv' copine et néanmoins amie
d'là-haut su' la butte, du côté d'la Place
des Fêtes.
...
La Manif'.

Y z'ont r'commencé leurs
monômes syndicaux !...
Les pauv's glands...
Comme si en crapahutant
su' l'bitume des chefs lieux
d'cantons hexagonaux on
pouvait s'faire bouger les
trous de balles qui pillent
la République.
Accessoirement.
On zappe su' l'droit du travail,
la fliquerie de plus en plus
omni-présente, à quand un
keuf par citoyen?
Demain ?
Et tout l'reste, l'immense reste.
La misère de plus en plus prégnante
pour une part de plus en plus
grande des gens d'ce pays.
Le "déglingage" à une cadence
frénétique des services
publiques, de tous les services
publiques ou de ce qu'il en reste.
Et puis merde, on n'va pas s'infliger
l'pensum de la catastrophe.
Mais encore une fois, de plus,
de plus, on s'pose la question
de la complicité des syndicats, de
leur compromission a'ec les infoutus
salopards qui nous spolient.
En se gavant eux-mêmes un max.
En s'pavanant avec la claque
médiatique qui leur astique
l'poireau.
Si qu'on vous l'dit !
C'est tout juste, exactement d'cette
manière pornographique que tout
ce p'tit monde de mange-merdes
s'entube en rond.
Et nous l'met profond pour
singer l'Égalité qui s'pend aux
frontons des mairies.
La Grève Générale !
Woui !
Et pas aux calendes !
Tout d'suite, sans respirer et perdre
encore du temps.
Qui s'use à force de n'pas servir.
Le maxi bordel !
Plus rien qui roule.
Plus d'bouffe, plus d'pétrole, plus
rien de rien de rien.
Un silence asphyxiant.
Tchao les week-ends dans la datcha
d'cambrousse.
Au cul la téloche et ses émissions
pour débiles profonds !
Pis plus d'cinoche, plus d'boîte
ousqu'on s'agite le prose en
cadence.
Des Samedis soirs sous la couette...
Hu ! Hu !
Et d'une durée illimitée.
Pas pour faire peur, mais pour de vrai !
Tant que c'te mafia occupera les palais
d'la République, on tiendra !
Wouala !
Sans nous, ils ne sont rien, que dalle,
balpo, peau de balle et balais de crin !
Alors vite les meufs, les mecs, virons les !
Tout d'suite.
TOUT D'SUITE !!!

Voili Sarah.
Et merci pour la piquouse de rappel.