30/11/2009
La bouseuse.
Qu'alle est des tréfonds d'une
cambrousse ousque la bouse
n'fait pas tapisserie.
Et où les trous de balles des
ruminants locaux ne font pas
dans la rétention d'caca."
Alors alle fait la tournée des po-
potes pour se ramener d'la ma-
tière première à trifouiller.
Car alle sculpte !
Ouaip, comme j'le dis.
Mais c'qu'il faut qu'j'ajoute,
pour pas faire l'hermétique,
c't'avec le brun des vaches
que c'te meuf fait son p'tit
business d'artisss...
En prem', elle fabrique des
vacheries.
Des p'tites, des grosses, des
assises, des couchées, su' l'vent'
su' l'dos des à genoux, hibou,
caillou, chou, enfin dans toutes
les postures imaginables ou
pas d'une sorte de kâmasûtra
animalier..
Pis des autres bestioles, pis
aussi des humains.
Et pour ces derniers, les associer
dans leur représentation à de
l'excrément animal ne manque pas
de "saveur"...
Surtout d'une des plus communes, des
plus humbles, des plus utilisées aussi.
Pour son lait, sa viande, ses veaux,
sa peau...
Et la publicité d'une crème de fromage
qui rit...
Un paisible ruminant qui ne semble
pas vraiment inspirer l'artiste lambda.
Sauf pour le débiter et l'exposer
comme une œuvre d'art...
Un des pas de l'oie de Damien
Hirst...Qui doit sa célébrité chez les
gros friqués blasés à ce genre
de facétie macabre.
Mais pas d'ça Lisette dans le taf de
not' bouseuse préférée.
Alle aime les bêtes qu'alle modèle.
A'ec les déjections bovines.
Et cela peut se ressentir.
Pis, alle ne surf pas sur la vague
de l'art singulier ou brut.
Que nenni.
Sa facture est classique.
Un travail d'épure.
Délicat, en harmonie avec la
finesse de la texture de son
matériau naturel.
La bouuuuuse !
Pis elle produit tout un discours
Sur la qualité du produit.
Qui varie en couleur suivant les
parcours herbeux, p't'êt' les saisons
et le système digestif des vaches.
La vache !
M'enfin, c't'une belle rencont'.
Une jeune artisss qui s'prend pas
la tronche et qui fait.
Qui rit, qui cause, qui installe dans
son périmètre quelque chose qui
donne de la joie d'vivre.
Pareille que son travail.
Que les parigots têtes de veaux
peuvent se gaver chaque fin de
semaine à la Bastoche le Sam'di
et à Montparnasse le Dimanche.
Pour ses congénères bouseux ou
provinciaux, y'a son site que j'vous
communique vach'té généreusement
à la fin d'ce pensum rural.
J'tez y un œil.
Ou les deux pour êt' plus sûr de
tout comprend'.
Meuuuuuh.
http://www.carolosculpture.fr

13:46 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : bouse, ruminant, cambrousse, bouseux, sculpture
26/11/2009
L'Infante aux pieds nus.
Et si je connais, moi, une fleur unique au monde,
qui n'existe nulle part, sauf dans ma planète,
et qu'un petit mouton peut anéantir d'un seul coup,
comme ça, un matin, sans se rendre compte de
ce qu'il fait, ce n'est pas important ça !
Antoine de Saint-Exupéry.
Non, j'vais pas te gaver
a'ec un pouême
nazebroque.
Un truc dégoulinant,
du loukoum moisit,
de la glande lacrymale
qui fait la r'tape.
Juste te causer d'une
p'tite môme aux pieds
nus.
Qui r'fusait d'se saboter
les arpions.
D'ces grosses galoches
qui écrasent le peton
délicat d'Ninie.
Non, alle n'est pas blanche
et grasse comme un nid et
pourtant.
Malgré, alle pourrait y r'sembler
à la frangine chantée par Bruant.
Sauf qu'alle fait dans l'verbe
plutôt que l'trottoir.
C'pas une marmite.
Mais alle gazouille, alle
gazouille.
Un Rossignol qui marque
son territoire en sifflant.
Des histoires qui r'semb'
à des embrouilles d'artistes.
Qui maquillent des images
anciennes pour en faire des
neuves.
D'la magie.
Sans paillettes.
Juste des notes ed musique.
Des ré, mi, fa, sol, la, si, do
qui s'égrainent au vent
d'l'histouère de l'art.
Et qui nous enchantent.
Des Milles et une nuits sans
Camarde au bout d'la sorgue.
Ouaip, c't'une p'tite princesse
aux pieds nus, un exemplaire
unique qui n'porte pas le fer
d'une marque ed fabrique.
Et qui, p'têt', semblab' au p'tit
prince de Saint-Exupéry, va s'en
r'tourner su' sa ch'tite planète
un d'ces matins, un d'ces souèrs,
va savouèr...
Et que j's'rai, qu'on s'ra comme
des pauv's cons à s'crever les
chasses à force de scruter
l'firmament à la r'cherche d'son
pied-à-terre.
À esgourder sans magnes su'
Radio Libertaire, l'émission
Artracaille, la dernière.
En te téléportant su' :
http://artracaille.blogspot.com

12:04 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : princesse, saint-exupéry, planète, bruant
13/11/2009
Les éternuements du cochon.
Que serponne ou presque ne veut se faire
enfoncer une aiguille dans l'gras.
Et même si la Bachelot va au charbon en
se faisant shooter, y'a pas une vraie chance
pour que le franchouillard basique suive son
mauvais exemp'.
Il se méfie, l'adepte de la brève de comptoir.
Y'a tante et tante de bruits incongrus qui sourdent
des alcôves du pouvouèr.
Que les labos n'f'raient pas dans la transparence.
Et pas seulement pour le contenu (secret) des
contrats passés a'ec la prout-minisss de la santé
pour le prout-gouvernement d'ce monstrueux pays.
La fabrication de ces doses juteuses s'est faîte
trop précipitamment pour certaines sommités médicales
qui ne veulent pas, c'est monstrueux, se faire vacciner.
Très mauvais exemple pour le petit peup'.
Les gymnases réquisitionnés pour les piquoûses en
masse restent étrangement déserts...
Pas de joyeux attroupements, de rires qui fusent, de
plaisanteries arsouilles.
Le grandissime flop quoué.
Qui devrait faire réfléchir les électeurs lors de la
prochaine consultation électorale.
Pourquoi ne pas reproduire cette forme de "boycotte"
et délaisser les isoloirs comme sont délaissées
aujourd'hui les salles de gym affectées à la vaccination
de masse ?
Un bon plan, non ?
Pour dire aux prout-monstrueux qui croient nous gouverner
que les prout-conneries, marre !
Une forme de révolution pacifique qui n'mange pas
l'pain des nécessiteux.
Seulement la rente des prout-esssploiteurs du peup'.
Cré bon Guieu !

11:06 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : grippe du cochon, bachelot, pouvoir, gymnase
Le non devoir de réserve.
Ben la voilà !
L'identité nationale !
Selon le député UMProut Éric Raoult.
Dit Éric RAOUST !
Pour les scribouilleurs !...
Y peuvent écrire, encore, mais pas baver
su' les dirigeants d'leur pays, la Prout-Franceeeuuu !
Que par exemple, c't'un bled prout-monstrueux.
Que par exemple, la bande de prout-malfrats qui
croit nous gouverner, est aussi prout-monstrueuse.
Que par exemp', le proutman qui cale son gros prout-cul
à l'Élysée fait partie de ces prout-monstrueux.
La vache !
Fallait l'dire !
Et elle l'a dit et écrit !
Marie Ndiaye.
Merci la môme !
Il fallait avoir cette lucidité et la faire partager.
Que le prout-minisss de la prout-culture,
a glissé sur la chose comme un prout sur une
toile cirée.
Ou sur un bronze moulé par un prose de clébard.
Y'a le choix.
M'enfin, pour moué, ça baigne qu'une nana du calib'
de c't'écrivain(e), soit montée au renaud de c'te belle
manière.
Et qu'alle est pas seulâb' dans ce coup d'temps.
Les jurés Goncourt, tous ensemb', ainsi que les primés
des années précédentes ont bramé leur solidarité
pour leur consœur.
Ce qui n'est pas franchement une habitude entre
gratte-papiers.
Que je souhaite de tout mon cœur un peu usé que
d'autres se lèvent, demain, pour faire chorus.
Vive Marie Ndiaye, vive Marie Ndiaye !

09:45 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : identité nationale, raoult, france, Élysée, député
12/11/2009
Je m'souviens !...
Je ne me souviens pas d'une remarque de mon camarade Jean.
À propos du Proutman Élyséen...
Messe en écrivant ces quelques mots, ça m'revient !
La vache !
Curieuse la mém(é)oire.
Ouaip ce (é) entre-parenthèse s'est glissé sans que
je le veuille entre le m et le o.
Et j'trouve ça rigolo !
Il me disait donc mon Jean, qu'il suffit d'une
quinzaine de débiles pour tenir un pays en laisse.
Fabriquer une dictature quoué.
En causant de Nicolas Prout et d'ses lèche-tatanes.
Su' l'coup, je m'suis pincé, croyant que je rêvais
cette audace de c't'homme ed culture.
J'cause d'mon Jean.
Qui n's'avance pas, comme moi, l'tarin aux vents
des quat' horizons qui crucifient l'monde.
C't'un pondéré qui mâche et remâche ses mots.
Et qui, quand il les autorise à prend' l'air, se ramènent direct
dans la tronche de l'auditoire façon scud sur un repère de
talibans.
M'enfin s'il faut prendre c't'histouère en considération, y'a du
souci à s'faire tourner l'sang en vinaig'.
Imaginez !
Nicolas Prout a'ec une gapette frappée de la faucille et du
marteau !
Ou de l'étoile rouge !
Ou d'une croix, d'un croissant...
D'un signe quoi.
Qui fasse dictateur.
Et des défilés du 14 Juillet au pas d'loie ou d'un quelconque
aut' volatile.
Avec des portraits géants des cadres d'l'UMProut !
Et des chants à la gloire du conducator !
Vous y croyez ?
Non ?
Vous avez tort.
J'connais bien mon Jean et y cause jamais pour rien dire.
Bon, p't'êt' que c'n'est pas pour la s'maine prochaine ce bousbir.
Mais gaffe quand-même !
Ça va s'ram'ner l'temps du froid, du brouillard et du désespoir.
Qui s'entraîne à c't'heure a'ec la traque aux sans papiers,
les camp de rétention-concentrations, les reconduites forcées
vers des pays en guerre ou d'autres ousque on crève de faim,
dévoré par les vautours qui font du black pour les pompes
funèbres locales.
Pas de soucis les gros, les gras et les méchants.
Y'a du bon temps qui s'prépare pour vos gueules de harengs
pas frais.
Alléluia !

10:01 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Élysée, monde, nicolas, taliban, scud
11/11/2009
Casse-toi l'mur !
Y'a vingt ans et aujourd'hui
ceux qui l'on toléré pendant...
Ben, depuis 1961 !...
Formidables démocrates de
l'Ouest !
Qui ont attendu si longtemps
avant de s'aventurer à l'casser.
Ils sont tous venus, le 10 novemb'
1989.
Quand l'URSS les a autorisés
à bouger leurs gros culs d'rentiers.
Et des photos ressortent où l'on
peut admirer les courageux
casseurs, la massette bien en
pogne et le sourire détendu.
Sarko, Fillon, Juppé...
Pieds Nikelés des beaux quartiers
toujours dans l'élan révolutionnaire
de c't'année folle.
Heu...
C'est de l'humour...
Eux qui à c't'heure font dans la
barricade façon Shengen, tout
aussi redoutable que la déchi-
rure Berlinoise.
Et qui se la ramène, des trémolos
dans la voix, pour nous conter
une histoire qu'ils se sont inventée.
Un beau conte, à la mesure de
leur couardise crasse.
Non les mecs, nous avons les
yeux bien ouverts et la mémoire
crampon.
Vous n'êtes pas ce que vous
essayer de nous faire croire.
Mais des trouillards à deux balles
qui s'éclatent en ratatinant les plus
faibles d'entre-nous.
Alors, s'il vous plaît et même s'il ne
vous plaît pas, arrêter vot' cirque.
Remballez vos monstres de foire
et tchao !
Reprenez le trimard ent' la rue du
Faubourg Saint-Honoré et le 99
avenue des Champs Élysées où
vous avez vot' resto du cœur.
Tout le mal que l'on vous souhaite.
Sympa, non ?
Pis tant qu'nous y sommes, causons
d'un aut' mur, plus long, plus meurtrier
encore que l'Berlinois.
Celui que les colons sionistes ont érigé
sur la terre de Palestine.
Sept ans de maçonnerie...
Entre le mitage des colonies et ce
barrage de béton, l'humus biblique
s'maquille façon vert de gris.
Et nos braves piocheurs du mur qui
balafrait l'Allemagne ne mouftent pas.
Les bicots Palestiniens, qu'ils se
démerdent.
C'est si p'tit et si loin c'bled pelé.

09:55 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : berlin, le mur, sarko, palestine
05/11/2009
Prout-essscuses...
Je m'essscuse !...
D'avoir à l'insu de mon plein gré
laissé mon prout-héritier briguer la
présidence de l'EPAD et d'avoir,
moi-même, en personne, prout-chef
de l'État, profité d'une croisière
de lusque su' l'baquet de mon
pote prout-Bolloré.
Que c'est une faute de goût.
Pis c'est tout !
Exit la faillite de l'État, le naufrage
des institutions, le sabordage du
code du travail, le démantèlement
des services publiques, le chômage
qui fait trempette, la maltraitance
des plus démunis, sans papier,
sans logement, sans espoir.
Du gros bordel qui fait sa pelote
de l'incompétence du prout-Conducator.
Mais s'pas, pisqu'il s'essscuse des
prout-niaiseries qui mont' leur cul au
au début d'ce p'tit tesque...
Au cours d'une conversation
informelle a'ec quelques gribouilleurs
plus habitués au rodomontades de
l'inutile prout-Élyséen qu'à ce genre d'acte
de contrition.
Y'a pas d'mal.
Et, sûr qu'il croit que ce genre de
prout-gémissements va chambouler
la donne.
Que l'opinion, bouleversée par ses
prout-révélations éventées, va s'abîmer
dans le chagrin.
Et il a raison !
Les pauvres abrutis qui l'ont élu vont
s'effondrer de remords.
D'avoir, dans un moment d'égarement,
eu l'inconscience de douter de sa prout-
droiture.
Comme de celle de son prédécesseur,
le Corrézien bon teint amateur de tête
ed' veau.
Qui vient de gerber ses mémoires dans un
premier tome.
Qu'on pourrait avantageusement rebaptiser
" Les trous noirs d'un amnésique".
Car en effet, d'après un lecteur du pavé,
un martyr en quelque sorte, ce livre
n'évoque aucune des affaires douteuses
auxquelles le rédacteur du texte s'est
joyeusement mélangé les crayons,
particulièrement lorsqu'il officiait
comme premier magistrat à l'Hôtel
de Ville ed' Pantruche...
Un qui s'frappe la poitrine pour un
prout-mea culpa de bazar et l'autre, moins
con, qui zappe sur tout ce qui pourrait
faire tousser dans le landerneau politico-
médiatique.
Quand on est l'homme politique préféré
des franchouillards, pour 75% d'iceux...
Faut pas faire de mousse.
Et puis pas de soucis pour sa comparution
en correctionnelle.
Une pantalonnade de plus.
Qui ne semble pas inquiéter le Topaze.
Qu'il a été durant...
Allez les mecs, bonne bourre !
Tous copains, tous coquins !
La seule option dont on soit sûr.
À cent pour cent !

12:12 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : topaze, Élysée, excuses, bolloré, amnésique