27/03/2008

Jeux de mains, jeux de vilains

Les jeux d'mains, jeux de vilains.
D'Pékin.
En c't'année 2008 après le clouage d'Jésus su' une croix d'boué.
Une date.
Qu'on s'rappelle comme on aura dans nos souv'nirs l'massacre des tibétains d'aujourd'hui.
P'têt'.
Par ceux qui doivent accueillir la flamme olympique, symbole de fraternité ent' les peup's.
Faut dire que ça brasse du gros pognon c'genre de fête à Neuneu.
Et que les investisseurs veulent un retour sur leur mise.
Qu'après tout, l'olympisme, à c't'heure, c'n'est plus qu'une affaire de buiseness. L'essentiel n'est plus de de participer sportivement, mais d'engranger un max de thunes.
Pis aussi de donner l'opportunité à un état totalitaire au potentiel économique géant de s'blanchir vis-à-vis d'la communauté internationale.
Afin qu'les marchés continus à s'gaver des bénèfs.
Enfin, quelque chose comme ça.
Chuis pas un économisss distingué.
Mais le con d'base comme moué peut s'faire une idée assez précise d'la chose.
Donc, pas d'mousse à s'faire du côté des Maos.
Peuvent continuer peinards leur jeu d'massacre.
Qu'est-ce que l'monde va s'faire chier à boycoter ces jeux d'merde ?
L'toit du monde c'est loin, c'est haut et l'hygiène...
Un milliard de chinois, ça pèse.
Si c'était l'occase pour eux de tester leur puissance de nuisance militaire ?
Faut quand même réfléchir à c't'option.
Alors bonne bourre les bonzes !
Et qu'vot' aimable guide spirituel continue à croire que Pékin va passer la main.
Sûr que c'est un mec bien, mais a'ec les malfrats du comité central de l'empire du milieu, l'a aucune chance de conclure.
Surtout avec le soutien inconditionnel des états commerçants les plus friqués du monde...
C'est d'l'humour.

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23/03/2008

Le temps du muguet...

L' 22 Mars 1968.

C'est quoi t'est-ce ?
Les souvenirs fumeux d'un vieux con qu'a conclu su' la grande barricade de la rue Gay Lussac après un gala Louise Michel ousque Ferré avait poussé la goualante.
A'ec trois potes qui rêvaient du grand soir.
Les cavalcades, les keufs au prose, les manifs gigantesques, les chants, les rires et les grimaces que nous refilaient les lacrymos.
Charlety et Mendès et le grand cortège qui nous y a conduit en chantant Avanti Popolo...
Pis l'après mai.
Les communautés foireuses mais qui nous ont tatoué l'mot liberté dans la tronche.
Liberté d'bouger, d'aimer garçons ou filles sans l'autorisation d'la majorité qui r'poussait c'blot à vingt et une piges.
Les randos, sac au dos dans la poussière, tralali tralalère.
Toute l'Europe, de l'ouest à l'est secouait ses vieilles brailles.
L'monde entier s'essuyait les pieds sur l'paillasson du conformisss.
Wahou !
Que l'herbe sentait bon.
Et quà c't'heure, le foutriquet d'l'Élysée qu'il voudrait disperser cette divine poussière de nos souvenirs enchantés !
Pauv' con.
Va faire l'épicier chez les macoutes de Pékin pour écouler du nucléaire tandis qu'au Tibet ils massacrent vaillamment du bonze révolté, dans la Lybie super démocratique de Kadhafi pour le même enjeu, en Arabie Saoudite et dans les Émirats en camelot de Dieu, mais lâche-nous la grappe pour le reste.
C'tà dire l'entretien d'la culture de c'qui a été semé y'a quarante ans.
Qui t'dérange à c'point qu'tu veux en arracher la moindre pousse.
On se marre.
Faudrait un mec autrement balancé pour c'boulot d'détrousseur.
Tu peux faire illusion chez les relous du CAC quarante, les mafiosis d'la rente, les indigènes de Neuilly, mais tu te plombes a'ec les nous autres.
Vieux cons gardiens des utopies soixante-huitardes.
On crèvera l'sourire moqueur peinturluré su' nos tronches blafardes.
La r'lève fleurira not' souv'nir en bottant vos gros culs d'réacs.
Jusqu'au printemps final !...
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21/03/2008

Oussama Ben Laden, l'éternel retour...

Ça va chier pour tous les pays d'Europe qui déconnent su' l'Prophèt' !
A'ec les caricatures et tout ça !
L'Oussama y supporte pas l'impie.
L'mécréant qui salit tout c'qui touche de ses gros doigts luisants de graisse de porc.
Alors, gaffe à vos p'tites miches blêmes les aminches dessineux !
Fini la récré !
Faut ranger vos crayons, vos feut's, vos pinceaux et surtout vos idées à la con su' la religion du Prophèt' !
Comme su' les aut's d'ailleurs.
Les calotins et les zélotes d'l'Abraham vont finir par monter au créneau.
L'exemp' des frères musulmans.
Pis p'têt' que les Boudisques vont se la ramener itou.
Et pourquoi pas les animisss ?
Quoique y soient beaucoup plus, moins, à l'écart du trip religieux révélé.
Quand on batifole quasi à poil dans les sous-bois verdoyants d'Mère nature, on est plus porté su' laisser dire, laisser faire.
Les nymphes et les satyres sont cools.
Quant aux p'tits dieux des sources et des arb's, des landes et des clairières, des ruisseaux et des rivières, y s'en battent un max.
Alors, faudrait en causer au frangin Ben.
Lui montrer, lui présenter le blot des animisss pour qu'il se fasse une idée différente du respect.
P'têt' lui offrir Bilbo le Hobbit...
La légende de Brocéliande...
Le petit Poucet...
Des trucs qui le changent quoué.
De ses mitraillettes et d'ses missiles humains.
Et qu'ainsi, la paix soit su' la terre pour les hommes ed bonne volonté.
 
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20/03/2008

Le WOUEB sur "écoutes"

Qu'il paraît qu'une barbouze élyséenne va passer l'temps, en surveillant d'près, tous les babillages de la toile concernant la bignole en chef de l'Élysée.
Alle vient d'être nommée par celle-ci même en serponne.
Dans la charette des nouveaux promus à des sinécures sous-ministérielles.
Car, comme nous l'avons tous appris, les dernières élections mu-
nicipales et cantonales sont une immense victoire de la drouète !
Et surtout pas le contraire.
Même que la Castafiore, ratatinée électoralement en est, ainsi que l'miniss de l'éducation civique nationale.
L'amour élyséen du bel canto et de la morale scolaire.
Donc le cours tranquille des "choses" reprend son p'tit écoulement comme si.

Pourtant, au Tibet, l'armée et la police chin'toques concassent du manifestant.
Quoi, merde, font chier ces enturbannés d'moines !
Qu'ils restent couchés dans leurs monastères pourris !
Y'a les jeux du cirque olympique qui s'profilent bas à l'horizon des échangent commerciaux fructueux a'ec l'empire du milieu.
Faut pas déranger la belle ordonnance des festivités.
Alors presque personne ne moufte, sauf les habituels gugusses des ONG et autres associations de défense des droits de l'homme.
Quelques centaines, devant des ambassades de Chine sanctuarisées un max par les casques à pointe des différents états qui les hébergent.
Et en prime le discours indigné du premier miniss chinois qui évoque la "clique du Dalaï Lama"...
Que c'est ce même premier con du pays le plus peuplé d'la terre qui, lors de la dernière révolte thibétaine, a mené la répression sur le toit du monde.
Un expert.

Pis enfin, cette martyr victime d'une atroce maladie du visage, qui vient de la glisser...
Après un refus poli des z'autorités d'not fraternel pays de lui laisser le droit de mourir dans la dignité.
Il semb' qu'elle se soit passée d'un ausweiss de la présidence.

 

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19/03/2008

Bouddha est grand et Sarko son discip'

Ainsi font, font, font les petites marionnettes, ainsi font, font, font trois p'tits tours et puis s'en vont !...
Tu crois ?...
Ben...
Chuis pas sûr...
Que ça s'est vu qualles se cassaient pas.
Qui fallait les tataner pour les fout' dehors.
P'têt' que ça va arriver  !
Twouas la coupure ?
Pasqu'à c't'heure, prend salement la tronche le new président ex-agité.
A'ec ses commémos à la con.
Le dernier poilu-couillu, l'plateau des Glières, l'Guy Moquet, les enfants juifs déportés...
Un grand retour aux poncifs du dix-neuvième.
Au patriotisme de bazar, à l'héroïsme de carte postale, à la compassion voyante, au trafic de bondieuseries saint-sulpiciennes.
Du jamais vu un président d'la République qui fait du signe de croix en rafale.
Devant le catafalque du dernier poilu...
Pis, ce n'est qu'un au revoir mes frères.
Va y'avoir le dernier combattant d'la dernière, de l'Indo, de l'Algérie...
De quoi entretenir le rideau d'fumée qui permet de maquiller la dure réalité du manque de liquidités des citoyens.
D'base.
Ouais, on compte pas les piquousés du CAC 40, les dépenaillés des beaux quartiers, les politiciens toutes tendances embrassées.
Aussi t'as remarqué son nouveau fond de teint à l'ex-agité ?
Il n'est plus secoué des épaules, tordu du cou, les mains frétillantes mais toujours sa démarche de canard.
L'a paumé ses hublots façon mafieu new-yorkais et s'est fait chourer sa pendule Rolex qu'alle pesait son poids de thunes.
Relou.
Perso, j'ai un gros doute sur ses nouvelles manières au nain.
Trop subit c'changement d'fuseaux horaires.
Va se fracasser les talonnettes le rase-mottes.
Mais faut pas se prend' trop le chou à c'non propos.
Ça va y r'venir comme la mer qui monte au galop du côté du Mont-Saint-Michel.
Une remontée foudroyante de bile.
Savoir le timing...
 
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16/03/2008

Piège à cons.

En ce jour d'élections piège à cons, des p'tits bouts d'papier vont s'entasser dans des boîtes fendues, qui s'ront vidées d'leur contenu qui sera décompté sous l'œil torve des scrutateurs d'service.
M'sieur ou m'dame Machin gagnera le jackpot a'ec sa p'tite équipe de branleurs et tout ce beau linge va se goinfrer une mandature sur des promesses bidons.
Plus de logements sociaux, plus de transports en commun, plus d'écoles, de crèches, de maisons de retraite, d'hôpitaux, de médecins...
Les mêmes à chaque scrutin.
Depuis...
Voyez les dernières présidentielles...
Les législatives qui ont suivies...
Y'a toujours beaucoup de postulants pour ces p'tits boulots ingrats.
La peur du chômage probab'.
Pourtant ils le disent tous.
C'est vacheté craignos comme job.
Une sorte d'espèce de sacerdoce.
S'ils le disent...
Donc ils vont au sacrifice la fleur au fusil.
Et ils ne s'en lassent pas.
Ils se représentent toujours.
Et de préférence à plusieurs mandats.
Municipal, cantonal, régional, législatif, sénatorial, ministériel, présidentiel !
Sans compter tous les trucs qu'on peut gratter, ici, là, ailleurs.
Mais l'peup' y croit encore, de moins en moins au sus et au vu de l'abstention, mais toujours trop.
Et ces m'sieurs et dames mandatés peuvent la coincer peinard.
Pas d'main l'grand soir.
Qui balayera ces racailles.
Les enverra goûter aux trois huit, à la récolte des agrumes dans les latifundas du sud d'la France et toutes ces joyeusetés que ceux d'en d'sous se gavent toujours et encore.
Pis aussi des virons à l'ANPE, un p'tit concubinage a'ec le RMI.
Une expulsion d'logement en happy end.
Comme toutes celles, plus de 100 000 qui vont faire la teuf dès que l'printemps va montrer sa trogne mutine.
Des familles su' l'trottoir, éjectées par les keufs en grande forme après c'hiver de chiotte.
Plus de logement, qu'il brame le postulant à une mandature.
Depuis son poulailler d'luxe.
C'est vrai qu'on remarque peu de représentants d'c't'engeance a'ec leurs meub's su' l'trottoir.
Mais du haut en bas ou l'inverse de l'échelle du pouvoir, ils jurent tous, leur grosse pogne boudinée sur le cœur, que c'est classe la crise du logement.
Ils ont tout fait, ils font tout, il feront tout et encore bien plus pour que plus jamais une famille se prépare à border son lit dans l'caniveau.
Allez, bonne bourre les mecs, tous aux urnes, c'est bon de s'faire fleurir le prose.
On en redemande !
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12/03/2008

"Bal" à l'Élysée

Une réception quoi.
En l'honneur d'un dirigeant colonialiste Israëlien.
Fastueux raout !
Fracs et robes du soir, bijoux assortis, façon défilé d'mode.
A'ec la photo souv'nir su' l'perron du pavillon d'banlieue élyséen.
Le nain présidentiel et sa grosse encadrant le tonton macoute sioniste.
Un choc télévisuel dans un p'tit journal mutin.
C't'étalage de gogos d'luxe, et qui n's'en cachent pas, ministres, députés, vedettes du spectac' et autres grenouilles du pouvoir, fout la gerbe.
Y'a pas d'misère dans c'biau pays, tous ses joyeux habitants crèchent dans l'acajou et pètent dans la soie sauvage.
L'niveau d'vie s'améliore d'jour en jour, et les p'tits vieux savent plus où stocker le surplus d'l'eur retraite.
Les enfants, toutes classes sociales confondues, bouffent à suffisance et ont toutes leurs chances dans la grande compète scolaire.
Et ainsi pour tout ce qui jadis empêchait d'se faire une chouette vie.
Et tout ça à cause de ces putains d'socialo-communisss !
Qu'ont foutu l'pays à sac !
Ouvert les frontières à tous les crevés d'la planère, qu'aujourd'hui l'Hortefeux d'boué doit renvoyer, malgré lui, cette chienlit d'oùsqu'elle se ramène.
Et sûr, il en crève l'pauv' minisss.
Bref, toutes les occases sont bonnes pour les huppés de faire la foiridon.
Montrer au peup' que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes politiques.
Pis qu'en fait, l'populo, il aime bien regarder la joncaille et les t'nues d'soirée.
L'est bon enfant et, qu'sur un croûton d'pain récupéré dans la poubelle du boulanger, l'odeur de la cuisine bourgeoise, ça le fait pour l'tartiner.
À part, la Gauche n'a pas gagné ce premier tour des élections municipales et cantonales.
Par contre la Droite SI !
Aucun doute n'est permis !
Non mais !
Pis, d'toutes façons, c'est l'Président qui gouverne, alors...
Rien à battre des hauts et des bas d'sa popularité.
On doit se l'gaver cinq ans !
P'têt...

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07/03/2008

LES VIEUX

À la r'traite...
Qui doivent de démerder a'ec 700 euros et des broquilles par mois.
Y'en a un qu'a été interrogé et filmé par une téloche.
Y marche à pieds, loge dans 10 m2 et fait le "plein" de bouffe pour le mois quand il touche sa retraite.
Après, il gère.
C't'un diabétique grave.
Dans not' biau pays ousque l'président s'augmente de 170%, y'a environ deux millions de p'tits vieux qui raclent le fond d'leurs poches trouées pour surviv'.
Tout pareil à celui que dont j'vous cause dans l'poste.
Auxquels faut ajouter les jeunes et les moins jeunes qui vivent avec moins de 1500 euros par mois.
Qui n'peuvent même  pas s'loger décemment a'ec ce "tas" d'thunes.
Et on fait semblant de zapper ceux qui pieutent à la fraîche.
Paraît qu'y'a aussi des chiards qui n'mangent pas à leur faim.
12 millions en Europe...
Et les mioches d'ici n'sont pas épargnés.
Voyez la belle vie, de 7 à 77 ans.
Tu la sautes tout p'tit et c'est parti jusqu'à c'que tu la glisses.
Et pendant c'temps, nos politiciens arrondissent leur panse sans aucune gêne perceptib'.
Va augmenter les r'traites de 25% qu'il dit l'badinguet d'occase.
Au final, because l'inflation, c'est 18 euros d'plus su' l'virement de la CNAV.
Avec la hausse vicelarde des aliments d'base dans les grandes surfaces qui s'font du gras sur la misère, y'a d'la joie pour l'vieux.
Y manifestent les chenus, messe, pas de quoi faire s'bouger les repus du pouvoir.
Sauf que l'ardoise risque de s'payer aux municipales.
Un espoir !
Vain ?

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