23/10/2007
Cons d'artistes (soliloques)
Ils ignorent l’histoire de l’art et sont persuadés, qu’avant leur intervention divine, la peinture n’existait pas. Ils inventent l’art visuel et ne faîtes pas les cons en essayant de leur démontrer leur ingénuité. Vous risquez, au moins, de vous faire brancher façon Far West et au pire d’être dépiauté vivant pour servir de monnaie d’échange avec les zozos qui font dans la récup’ d’organes pour performances gores.
Ces performeurs qui zonent dans les salons et musées d’art contemporain, des lieux assez vastes pour accueillir leurs accumulations mégalomaniaques de téléviseurs, de fripes et de tripes et les barbouilleurs nouveaux qui se tapissent dans les galeries des quartiers qui font la mode, ici et ailleurs, dans le vaste monde.
Ces deux courants porteurs de l’art actuel occupent toutes les niches propices et rentables à leurs petites entreprises.
Et, semblables au coucou, ils éjectent systématiquement, des quelques nids-refuges accueillants les laissés pour compte du marché de l’art, salles municipales, MJC, sanctuaires religieux ou profanes, galeries excentriques, usines désaffectées… pour s’y poser et se lisser les plumes.
Un impérialisme absolu qui couvre tous les champs de la création et adoube ou répudie, selon ses propres décrets d‘application.
Elaborés par des fonctionnaires du ministère de la culture acoquinés à tout ce qui peut favoriser, sans trop se mouiller, un plan de carrière administrative et qu’il suffit, pour y parvenir, de suivre sans les sauter, paragraphe après paragraphe, les directives du manuel du parfait rond de cuir.
Un bon fonctionnaire de la culture ou de l’agriculture ne précède jamais l’événement. Il suit de loin, du plus loin possible, le cours des choses et n’intervient que quand tous les risques liés à une prise de décision ont été évacués.
Un ministre de la culture, de gauche, clone de la momie de Néfertiti, a soigneusement balisé, pour ces bureaucrates timorés, l’autoroute qui conduit à la reconnaissance de la nation pour l’embaumement réussit de la création libre.
Feront plus chier ces cons de rapins !
En leur foutant en l’air la mémoire de leur métier, en instaurant la pérennité d’une précarité cramponnée à leurs baskets, en leur niant la moindre parcelle d’utilité dans une société de fabricants, l’immense cohorte des artistes visuels et plasticiens se rabougrit et s’étiole, en se rapprochant inexorablement de son effacement définitif.
Boudiou !
Et on ne peut pas croire que cet effacement soit fortuit, qu’il ne soit qu’une conséquence imprévue des dérèglements qui accompagnent la "mondialisation". La salope ! Encore elle ! Tu ne peux pas crapahuter une demie-lieue, pépère, dans le morne paysage des indices économiques, sans te faire cramponner par cet avatar du capitalisme.
Oui, les artistes allergiques au consensuel mou, sont des parasites qui irritent l’épiderme délicat des gens de pouvoir. Les démagogues ne supportent pas l’ironie et la goguenardise que leurs tartuferies suscitent chez ces déclassés de l’art.
Et les parias de l’establishment artistique se reconvertissent massivement dans le petit boulot merdique, sous-payé, à la merci de négriers ravis de pouvoir casser de l’intello.
Tous sont convaincus que cet état transitoire permettra à terme, momentanément renfloué, de s’adonner à leur véritable activité, la création artistique.
Espoir tristement dérisoire.
Le travail précaire use, lamine, émiette l’énergie et empêche un réel labeur créatif.
Le rêve se carapate sans préavis et son retour est extrêmement problématique, l’attente déprimante et la mise à mort subreptice.
Ces performeurs qui zonent dans les salons et musées d’art contemporain, des lieux assez vastes pour accueillir leurs accumulations mégalomaniaques de téléviseurs, de fripes et de tripes et les barbouilleurs nouveaux qui se tapissent dans les galeries des quartiers qui font la mode, ici et ailleurs, dans le vaste monde.
Ces deux courants porteurs de l’art actuel occupent toutes les niches propices et rentables à leurs petites entreprises.
Et, semblables au coucou, ils éjectent systématiquement, des quelques nids-refuges accueillants les laissés pour compte du marché de l’art, salles municipales, MJC, sanctuaires religieux ou profanes, galeries excentriques, usines désaffectées… pour s’y poser et se lisser les plumes.
Un impérialisme absolu qui couvre tous les champs de la création et adoube ou répudie, selon ses propres décrets d‘application.
Elaborés par des fonctionnaires du ministère de la culture acoquinés à tout ce qui peut favoriser, sans trop se mouiller, un plan de carrière administrative et qu’il suffit, pour y parvenir, de suivre sans les sauter, paragraphe après paragraphe, les directives du manuel du parfait rond de cuir.
Un bon fonctionnaire de la culture ou de l’agriculture ne précède jamais l’événement. Il suit de loin, du plus loin possible, le cours des choses et n’intervient que quand tous les risques liés à une prise de décision ont été évacués.
Un ministre de la culture, de gauche, clone de la momie de Néfertiti, a soigneusement balisé, pour ces bureaucrates timorés, l’autoroute qui conduit à la reconnaissance de la nation pour l’embaumement réussit de la création libre.
Feront plus chier ces cons de rapins !
En leur foutant en l’air la mémoire de leur métier, en instaurant la pérennité d’une précarité cramponnée à leurs baskets, en leur niant la moindre parcelle d’utilité dans une société de fabricants, l’immense cohorte des artistes visuels et plasticiens se rabougrit et s’étiole, en se rapprochant inexorablement de son effacement définitif.
Boudiou !
Et on ne peut pas croire que cet effacement soit fortuit, qu’il ne soit qu’une conséquence imprévue des dérèglements qui accompagnent la "mondialisation". La salope ! Encore elle ! Tu ne peux pas crapahuter une demie-lieue, pépère, dans le morne paysage des indices économiques, sans te faire cramponner par cet avatar du capitalisme.
Oui, les artistes allergiques au consensuel mou, sont des parasites qui irritent l’épiderme délicat des gens de pouvoir. Les démagogues ne supportent pas l’ironie et la goguenardise que leurs tartuferies suscitent chez ces déclassés de l’art.
Et les parias de l’establishment artistique se reconvertissent massivement dans le petit boulot merdique, sous-payé, à la merci de négriers ravis de pouvoir casser de l’intello.
Tous sont convaincus que cet état transitoire permettra à terme, momentanément renfloué, de s’adonner à leur véritable activité, la création artistique.
Espoir tristement dérisoire.
Le travail précaire use, lamine, émiette l’énergie et empêche un réel labeur créatif.
Le rêve se carapate sans préavis et son retour est extrêmement problématique, l’attente déprimante et la mise à mort subreptice.
(À suivre)

15:00 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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