19/10/2007
Cons d'artistes (soliloques)
La réussite, la notoriété, la gloire, requièrent une aptitude affirmée à l’accommodement et les piétons de l’art possèdent cette qualité injustement décriée par quelques idéalistes décrépis, à un point tel qu’aucune unité de poids et de mesure ne peut en apprécier exactement le titre.
Si une expo perso oblige l’exposant à arrêter son choix sur un nombre restreint de ses travaux, à procéder à une sélection plus ou moins rigoureuse de ceux-ci afin que le regard d’un éventuel client ne soit pas brouillé par une trop grande diversité de propositions, l’expo collective relève à ce propos, de la quadrature du cercle.
L’espace disponible avance sa hure de travers et provoque immédiatement un charivari de : "c’est moi qui y serait, c’est pas ta place, c’est la mienne, ôte toi de là que je m’y mette" !…
On essaye de passer prestement sur ces péripéties, pour ne pas ternir d’avantage la photographie jaunie du portrait de l’artiste.
La préséance est à la une ! Mais à sens unique, unilatéralement, chacun pour son ego et que dalle pour les "copains". Non mais !
Et l’empoignade ne cessera pas, plus, jamais, et l’expo collective décrochée, les accrocheurs remâcheront éternellement leur rancœur à l’endroit et à l’envers des autres.
Mais avant cette fin tristounette, ils se seront disputés à propos du format des œuvres, du style, de l’encadrement, de la technique, du prix, du catalogue et de la place accordée à leurs travaux, de la qualité de leur reproduction, de la mise en page, des cartels d’invitation, des affiches, du buffet, de la liste des invités et d’une infinité d’autres vétilles, toutes d’une importance inouïe, susceptibles de les crucifier, au minimum.
Évidemment, une certaine inégalité de résultat se pointe au rapport, à l’expiration du temps de l’exposition. Des ont vendu honorablement, des moins, des peu, des presque rien, des rien du tout et avec un peu de malchance espiègle, une ou deux œuvrettes ont été dérobées ou endommagées.
On compte, on recompte, on additionne, on soustrait, on multiple, on extrapole, on fait une risette ou la gueule, mais personne ne se grandit à pratiquer ces exercices comptables. Et le petit épicier qui fait la sieste dans les intérieurs douillets de l’artiste, son porte-mine derrière l’oreille et la calculette dans le creux d’une paume, droite, gauche, selon, pour se livrer à la gymnastique corrective des comptes à rebours.
C’est loin, très loin de l’imaginaire populaire qui pare, cette gentille parentèle poujadiste, de vertus qu’elle ignore tels : l’altruisme, la rêverie, l’audace, et le non-conformisme.
Mais, tout ce qui approche "l’Art" est au-delà de ce que l’imagination la plus effrénée peut concevoir.
Telle fondation, qui regroupe plusieurs legs "dévolus aux artistes", illustre spectaculairement ce propos en dévoyant de manière sournoise, les desseins qui ont présidé à la dévolution de ces dons.
Le ton est donné par son président qui, lors d’une séance de son conseil d’administration, émet ce point de vue sur les artistes à propos d’un bâtiment prestigieux que ceux-ci occupent pour des manifestations telles, que des expositions de leurs œuvres : "C’est trop beau pour les artistes !"… Et si les administrateurs d’une telle entité sont tous des gens honorables, sur le papier, leurs actions, les manipulations, les détournements dont ils sont des promoteurs zélés, concourent tous, à l’escamotage du véritable usage que l’on doit faire des legs.
La désorganisation remarquable des artistes, pour la défense de leurs droits, ne les aide pas face à la prévarication qui fait son fromage des héritages légués par de généreux donateurs.
Il ne s’agit pas de l’enrichissement personnel des responsables chargés de l’administration de la fondation, non… mais des libertés dont ils usent dans leur gestion d’icelle.
Les représentants des artistes, académiciens des beaux-arts le plus souvent, sont des vieux schnocks qui font uniquement de la figuration, quant aux autres, ce sont tous des cooptés. Un beau cas de figure d’organisation démocratique…
Une maison de retraite gérée par cette fondation et qui doit accueillir des artistes âgés ou dans la précarité selon ses statuts, est investie par des vieux friqués dont la descendance ne doit pas supporter qu’un tel lieu, une gentilhommière du dix-huitième siècle, le cul posé dans un parc de dix hectares, soit uniquement dévolue au farniente de ces pouilleux d’artistes…
Si une expo perso oblige l’exposant à arrêter son choix sur un nombre restreint de ses travaux, à procéder à une sélection plus ou moins rigoureuse de ceux-ci afin que le regard d’un éventuel client ne soit pas brouillé par une trop grande diversité de propositions, l’expo collective relève à ce propos, de la quadrature du cercle.
L’espace disponible avance sa hure de travers et provoque immédiatement un charivari de : "c’est moi qui y serait, c’est pas ta place, c’est la mienne, ôte toi de là que je m’y mette" !…
On essaye de passer prestement sur ces péripéties, pour ne pas ternir d’avantage la photographie jaunie du portrait de l’artiste.
La préséance est à la une ! Mais à sens unique, unilatéralement, chacun pour son ego et que dalle pour les "copains". Non mais !
Et l’empoignade ne cessera pas, plus, jamais, et l’expo collective décrochée, les accrocheurs remâcheront éternellement leur rancœur à l’endroit et à l’envers des autres.
Mais avant cette fin tristounette, ils se seront disputés à propos du format des œuvres, du style, de l’encadrement, de la technique, du prix, du catalogue et de la place accordée à leurs travaux, de la qualité de leur reproduction, de la mise en page, des cartels d’invitation, des affiches, du buffet, de la liste des invités et d’une infinité d’autres vétilles, toutes d’une importance inouïe, susceptibles de les crucifier, au minimum.
Évidemment, une certaine inégalité de résultat se pointe au rapport, à l’expiration du temps de l’exposition. Des ont vendu honorablement, des moins, des peu, des presque rien, des rien du tout et avec un peu de malchance espiègle, une ou deux œuvrettes ont été dérobées ou endommagées.
On compte, on recompte, on additionne, on soustrait, on multiple, on extrapole, on fait une risette ou la gueule, mais personne ne se grandit à pratiquer ces exercices comptables. Et le petit épicier qui fait la sieste dans les intérieurs douillets de l’artiste, son porte-mine derrière l’oreille et la calculette dans le creux d’une paume, droite, gauche, selon, pour se livrer à la gymnastique corrective des comptes à rebours.
C’est loin, très loin de l’imaginaire populaire qui pare, cette gentille parentèle poujadiste, de vertus qu’elle ignore tels : l’altruisme, la rêverie, l’audace, et le non-conformisme.
Mais, tout ce qui approche "l’Art" est au-delà de ce que l’imagination la plus effrénée peut concevoir.
Telle fondation, qui regroupe plusieurs legs "dévolus aux artistes", illustre spectaculairement ce propos en dévoyant de manière sournoise, les desseins qui ont présidé à la dévolution de ces dons.
Le ton est donné par son président qui, lors d’une séance de son conseil d’administration, émet ce point de vue sur les artistes à propos d’un bâtiment prestigieux que ceux-ci occupent pour des manifestations telles, que des expositions de leurs œuvres : "C’est trop beau pour les artistes !"… Et si les administrateurs d’une telle entité sont tous des gens honorables, sur le papier, leurs actions, les manipulations, les détournements dont ils sont des promoteurs zélés, concourent tous, à l’escamotage du véritable usage que l’on doit faire des legs.
La désorganisation remarquable des artistes, pour la défense de leurs droits, ne les aide pas face à la prévarication qui fait son fromage des héritages légués par de généreux donateurs.
Il ne s’agit pas de l’enrichissement personnel des responsables chargés de l’administration de la fondation, non… mais des libertés dont ils usent dans leur gestion d’icelle.
Les représentants des artistes, académiciens des beaux-arts le plus souvent, sont des vieux schnocks qui font uniquement de la figuration, quant aux autres, ce sont tous des cooptés. Un beau cas de figure d’organisation démocratique…
Une maison de retraite gérée par cette fondation et qui doit accueillir des artistes âgés ou dans la précarité selon ses statuts, est investie par des vieux friqués dont la descendance ne doit pas supporter qu’un tel lieu, une gentilhommière du dix-huitième siècle, le cul posé dans un parc de dix hectares, soit uniquement dévolue au farniente de ces pouilleux d’artistes…
(À suivre)

09:40 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : exposition perso, fondation, art, non conformisme, administration, œuvre
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